Histoire : Hatsu Hasegawa est lycéenne. Depuis sa rentrée deux mois plutôt, elle a des difficultés à s'intégrer. Son amie de collège, Kinuyo, la laisse tomber au profit de nouveaux amis.
Lors d'un cours de sciences naturelles, Hatsu fait équipe avec un autre rebut de sa classe, Ninagawa. Elle est surprise car se dernier fixe de yeux vides un magazine de mode féminine. Elle se rend compte qu'elle a déjà rencontré le mannequin qu'il regarde amoureusement et lui dit. Il l'invite alors chez lui pour qu'elle lui raconte cette entrevue.
Critiques : Ce petit roman (moins de 150 pages) n'avait pas besoin de plus ou de moins de pages. Tout ce que le lecteur a besoin de savoir est condensé.
Le style est simple et claire. L'histoire n'est pas transcendante. Je pensais, à la lecture du résumé du quatrième de couverture, que Hatsu était victime d'ijimé. En réalité, elle n'est victime d'aucun comportement violent. Elle est juste victime de son comportement (qu'elle choisit délibérément) qui cause l'indifférence de ses camarades. Je comprends son raisonnement et ce personnage me touche.
En revanche, nous tombons sur un autre comportement typique du Japon, l'otakisme. Ninagawa est un otaku. Bien sûr, le roman ne va pas au tréfonds du tréfonds de l'otakisme, mais en quelques phrases, en quelques mots, le lecteur non averti pourra comprendre le côté malsain de phénomène typiquement japonais.
Ce livre m'a épatée sur le point de vue de sensation. Hatsu mange des cornflakes, je ressorts mes lointains souvenirs croquants des pétales de petit-déjeuner. Elle sent la transpiration, je la sens aussi. Bref, c'est un roman qui met les sens en alerte. ^^
En conclusion : Une gentille petite histoire, mais un livre non indispensable. Une lecture passe-temps à réserver pour une chaude d'après-midi d'été.
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