samedi 25 avril 2009

Appel du Pied de Risa Wataya

Histoire : Hatsu Hasegawa est lycéenne. Depuis sa rentrée deux mois plutôt, elle a des difficultés à s'intégrer. Son amie de collège, Kinuyo, la laisse tomber au profit de nouveaux amis.
Lors d'un cours de sciences naturelles, Hatsu fait équipe avec un autre rebut de sa classe, Ninagawa. Elle est surprise car se dernier fixe de yeux vides un magazine de mode féminine. Elle se rend compte qu'elle a déjà rencontré le mannequin qu'il regarde amoureusement et lui dit. Il l'invite alors chez lui pour qu'elle lui raconte cette entrevue.

Critiques : Ce petit roman (moins de 150 pages) n'avait pas besoin de plus ou de moins de pages. Tout ce que le lecteur a besoin de savoir est condensé.
Le style est simple et claire. L'histoire n'est pas transcendante. Je pensais, à la lecture du résumé du quatrième de couverture, que Hatsu était victime d'ijimé. En réalité, elle n'est victime d'aucun comportement violent. Elle est juste victime de son comportement (qu'elle choisit délibérément) qui cause l'indifférence de ses camarades. Je comprends son raisonnement et ce personnage me touche.
En revanche, nous tombons sur un autre comportement typique du Japon, l'otakisme. Ninagawa est un otaku. Bien sûr, le roman ne va pas au tréfonds du tréfonds de l'otakisme, mais en quelques phrases, en quelques mots, le lecteur non averti pourra comprendre le côté malsain de phénomène typiquement japonais.
Ce livre m'a épatée sur le point de vue de sensation. Hatsu mange des cornflakes, je ressorts mes lointains souvenirs croquants des pétales de petit-déjeuner. Elle sent la transpiration, je la sens aussi. Bref, c'est un roman qui met les sens en alerte. ^^

En conclusion : Une gentille petite histoire, mais un livre non indispensable. Une lecture passe-temps à réserver pour une chaude d'après-midi d'été.

vendredi 24 avril 2009

Le Grand Livre des Gnomes : Les Camioneurs de Terry Pratchett

Histoire : Masklinn est un gnome vivant avec sa tribu qui depuis un temps certain s'est réduite comme peau de chagrin. A la suite d'un attaque par un renard de leur terrier, Masklinn échafaude un plan qui emmènera lui et les siens loin de leur terrier. Une nuit ils s'introduisent à l'arrière d'un camion. Après un long voyage, ils arrivent au Grand Magasin Arnold Frères (fond. 1905) et découvrent une nouvelle et grande colonie de gnomes ne souffrant ni de la faim, ni du froid. Malheureusement, le Truc, un cube très cubique et très noir, confié de génération en génération au chef du clan de Masklinn se réveille et leur apprend la destruction prochaine du magasin.


Critiques : Je suis un peu déçue, ce livre ne m'a pas fait rire aux éclats. :( (Pourtant, j'en ai bien besoin !) Il n'est pas non plus dénoué d'humour, ça serait même injuste de dire cela. Je crois que le courant n'a pas passé avec moi ou qu'il n'est pas aussi drôle que je l'avais pensé. L'histoire, qui reste classique (un peuple qui doit fuir son pays), est pourtant originale à cause du peuple qu'elle concerne (imaginez les mini-pouces), du caractère des personnages, de la religion développé par les gnomes vivant au sein du magasin, et des réflexions abracadabrantes.
Mais c'est loin d'être un beau grand livre de fantasy épique ou le lecteur peut s'identifier aux personnages. Malgré tout, Masklinn est un personnage des plus attachants et l'on peut comprendre sa détresse et son besoin de réconfort ! Quelle mission pour les épaules d'un frêle gnome !


En conclusion : Une lecture agréable mais non obligatoire. Elle est idéale pour faire passer le temps.

lundi 20 avril 2009

Retour au Pays de Robin Hobb

Histoire : Dame Carillon Valjine Rochecarre est condamnée à l’exil avec sa famille. Leur gouverneur leur a donné pour ordre d’établir une colonie dans le Désert de Pluie. L’arrivée dans cette nouvelle contrée ne se passe pas comme prévue. Nobles et roturiers doivent s’entraider pour survivre. Ses nouveaux amis et elle découvrent une cité souterraine peuplée d’étranges souvenirs.

Critiques : Un petit livre qui cache un joyaux ! C’est merveilleusement bien écrit et sans doute bien traduit. Pas d’expression limite comme j’ai pu lire dans certaines œuvres. Il y a juste une ou deux fautes d’orthographes.
L’histoire a un mode original de narration pour la situation dans laquelle Dame Carillon est plongée mais pourtant cela ne semble pas si incohérent. Au contraire, on comprend aisément cette soif de consigner.
L’histoire doit avoir un déroulement convenu (je suppose), et pourtant, j’ai trouvé une grande originalité et fraicheur dans l’histoire qui m’était contée. Je le répète, le style joue beaucoup dans mon appréciation.
Dame Carillon a tout de la femme détestable, mais elle change, elle évolue, devient plus ouverte. C’est un personnage dont il est agréable de suivre les aventures.
Son époux est un être détestable du début à la fin et on ne peux que le détester.
Il est difficile de juger pour les autres personnages.
La fin va un peu vite en besogne, mais je suppose qu’on connaît la suite en lisant le cycle des Aventurier de la Mer.
Aussi courte qu’est cette histoire, Robin Hobb ne néglige aucun aspect ou presque de la vie de ses colons. L’histoire est bien maîtrisée sauf peut être la fin, mais cela ne se termine pas abruptement, il y a bien une conclusion.

En conclusion : Un excellent roman qui fait partie de mes coups de cœur de cette année 2009. Je vous conseille vivement sa lecture. (Et dire que j'ai failli le reposer sur les rayonnages de la bibliothèque !)

Faërie de Raymond E. Feist

Histoire : Les Hasting, famille californienne et citadine, déménagent dans un autre état, plus rural, dans une grande ferme récemment mise à la vente. Phil, le père de famille, a d’un premier mariage Gabrielle (Gabbie), âgée d‘une vingtaine d‘année. De son second mariage avec Gloria, il a des jumeaux, Sean et Patrick, âgés de huit ans.
Alors que les jumeaux visitent leur nouvel environnement, ils rencontrent Jack, un étudiant dans la dernière ligne droite de ses études les prévenant qu’un raton-laveur attaque les animaux de compagnie.
Quelques semaines après leur installation, Gabbie est sujette à une hallucination tandis que les jumeaux ressentent une force maléfiques surveillant leurs mouvements.

Critiques : Je le dis tout de suite, ce livre est une grosse déception. Je n’avais pas d’idées préconçues. Je m’attendais seulement à de la fantasy terrifiante (j‘imaginais des fées clochettes loup-garou XD). J’ai en fait découvert un petit navet.
Ce que je lui reproche, c’est avant tout une mauvaise construction et une mauvaise exploitation des éléments. De plus, il essaye de faire des mystères alors que les ficelles sont grosses comme des cordes.
Il décrit aussi une scène d’agression sexuelle comme s’il s’agissait d’une scène d’amour torride dans un bouquin Harlequin.
Je vais vous donner des preuves de ce que j’avance.
Dans ce livre il y a de nombreux personnages et il y a une large gamme de croyances dans les mythes irlandais. Nous avons des enfants, une jeune adulte qui quitte l’enfance (Gabbie), un jeune adulte qui a quitté l’enfance (Jack), des adultes qui connaissent et croient aux mythes (Mark, Barney et Gary), des adultes qui les connaissent et ne croient pas (Aggie) et des adultes qui ne s’y connaissent pas (Gloria et Phil). Et bien, il n’y aucune scène de confrontation entre certains de ces adultes et les mythes, et pour ceux qui les rencontrent, leurs expérience est minimes (sauf pour Mark).
Je me suis rendue compte aussi qu’à la fin du livre il y a des événements qui arrivent mais soient on ne connait pas la cause de l’évènement soit on ne connait pas sa conséquence. Mieux, un des événements sans cause provoque une scène (une partie de la scène) qui à la fin du livre devient inutile. Cela permet la rencontre de deux personnages.
J’ai relevé quelques problèmes mineurs dans la traduction et une grosse faute de grammaire : Après que suivi d’un indicatif passé au lieu d’un subjonctif passé.

En conclusion : Je suis retournée sur elbakin pour vérifier où j’avais pu lire la critique du livre (que j’avais oubliée entre temps). Le lecteur avait mis 8/10. Je me pose alors des questions quant à mon appréciation. Serais-je trop sévère ? Le charme du livre n’a-t-il pas agi sur moi ? Suis-je trop âgée pour l’apprécier ?
Bref, ce livre est un pavé et un navet. Fuyez-le !

dimanche 19 avril 2009

Dix Petits Nègres d'Agatha Christie

Histoire : Huit personnes sont invitées à se rendre à l'ile au nègre récemment acheté par un certain Owen. Arrivés sur l’ile, les invité découvrent un couple de domestiques, les Rogers, qui leur apprennent que leur patron a été retardé. Lorsqu’ils visitent leur chambre, certains invités lisent une chanson de nourrice nommée Dix Petits Nègres. A chaque couplet de la chanson, un petit nègre disparait. Le premier soir, après le dîner, les invités et les domestiques entendent une grosse voix qui les accuse tour à tour d’avoir commis des crimes. Une rapide enquête permettra de leur faire découvrir que la voix avait été enregistrée sur un disque vinyle et que les domestiques l’ont mis en route selon les instructions reçues de leur patron. Une discussion animée aura lieu. A la fin de la soirée, l’un des invités meurt.

Critiques : Si l’histoire est un peu longue à être lancée, dès qu’elle l’est, on ne peut plus lâcher le livre.
L’ambiance du livre est loin d’être chargée, lourde ou inquiétante. Elle n’est pas non plus bonne enfant. En fait, Agatha Christie a réussi le tour de force d’intéresser tellement le lecteur que lui aussi devient un détective à la recherche du ou des coupables. Ce livre aurait pu être un drame psychologique. Il a tout pour (une sorte de loft story criminel). Mais là aussi, autre tour de force d’Agatha Christie, elle s’y intéresse modérément sans que ce soit le thème principal de son roman. Elle reste dans les faits, l’action et la réflexion policière. J’imagine qu’un tel livre basé que sur la psychologie aurait été agaçant dans le sens où à un moment l’auteur ne fait que de se paraphraser.

En conclusion : Un livre court qui se lit facilement et rapidement et où le lecteur ne reste pas passif. J’ai été très contente de le lire et je vous le conseille vivement. ^^

jeudi 9 avril 2009

La Maison aux Esprits d'Isabel Allende

Histoire : La famille De Valle a de nombreux enfants. La petite dernière, Clara, possède des dons parapsychiques tandis que l'ainée des filles, Rosa, est d'une grande beauté. Cette dernière est fiancé à Esteban Trueba, qui pour pouvoir s'installer avec elle, travaille dans des mines d'or. Le chef de la famille De Valle s'est lancé en politique. Un jour, les grands électeurs de la région lui offre un cochon et une bonbonne d'eau-de-vie. Sa fille Rosa est malade et sur les conseils du médecin, il lui fait boire de cet alcool pour faire baisser sa fièvre. Or Rosa décède. Le médecin de famille découvre que la bonbonne était empoisonnée. Suite à cet évènement, le chef de famille De Valle se retire de la politique, tandis qu'Esteban décide de quitter la mine et de relancer le domaine agraire que possédait sa mère. Dix ans s'écoulent. La mère d'Esteban lui demande de prendre une femme. Il s'en retourne donc dans la famille De Valle qui lui propose en mariage leur fille Clara, dite Clara l'extralucide.

Ciritiques : Ce livre est loin d'être novateur, au contraire, on retrouve des caractères clichés. Clara est indolente, évaporée comme si le monde n'avait pas d'emprise sur elle. Son époux est d'un caractère irritable. Leur fille ne trouve rien de mieux que se s’accoquiner avec le fils de leur régisseur etc. De plus, pour ceux qui ont lu Paula, on ne peut remarquer que des similarités. La fertilité de la mère de Clara (comme celle de la mère d'Isabel Allende), un homme aux mœurs sexuelles étranges (le père d'Isabel Allende) etc...
Certains personnages ne sont jamais nommés comme le Poéte que je suppose être Pablo Neruda, célèbre poète Chilien qui fut aussi ambassadeur à Paris, ou le Président qui est le Président Allende.
Dans ce livre, on découvre aussi les lubies d'Isabel Allende, entre autre le putsch militaire de 1973 au Chili. Toute la fin de son livre concerne cette période.
Et puis je retrouve cet agaçant "Cependant que"...

En conclusion : Un livre intéressant si l'on veut découvrir certains aspects de la vie et l'histoire chilienne. Mais avec Paula on a la même chose en plus court et plus émouvant.

jeudi 2 avril 2009

Animal Farm de George Orwell

Histoire : Le vieux cochon Major réunit les autres animaux de la ferme et lui explique son rêve de rébellion contre leur propriétaire Mr Jones. Ce dernier les brutalise et ne leur donne pas à manger.
Peu après, Major meurt de sa belle mort. Quelques mois passent et suite aux mauvais traitements infligés par le fermier et ses garçons de ferme, les animaux se rebellent et prennent la ferme. Elle sera nommée Animal Farm et ce seront les cochons qui en prendront le contrôle et en particulier Napoleon et Snowball.

Critiques : Un livre très court et intéressant. Facile à lire en anglais en plus même si le vocabulaire me manquait parfois. Il est fascinant de voir les mécanismes de la dictature mis en route étape par étape. La chute n'est pas mal.
Mon seul regret est que tous les mécanismes ne soient pas expliqués (en autre ceux avec la culture).

En conclusion : Ce n'est pas une lecture indispensable mais le livre est agréable à lire.

mercredi 1 avril 2009

Le Fait du Prince d'Amélie Nothomb

Histoire : Au cours d'une soirée mondaine, Batiste rencontre un singulier personnage qui lui explique ce qu'il faut faire lorsqu'une connaissance décède chez soi. Le lendemain, un homme sonne à l'interphone de Batiste lui demandant d'utiliser son téléphone. Il lui explique que sa voiture est en panne et la cabine de téléphone la plus proche ne fonctionne plus. Lorsque l'interlocuteur de l'inconnu décroche, celui-ci meure d'un coup. Batiste décide après mûres réflexions, de voler l'identité de l'homme mort.

Critiques : J'ai mis deux heures (montre en main) ce matin à lire ce livre.
Il est court, rapide à lire et le style d'Amélie Nothomb est toujours aussi bon, concis et précis.
L'histoire laisse un peu à désirer. Elle n'est pas très trépidante et malheureusement, il manque les tenants et les aboutissant.
Bref, je comprends la critique dans les livres.

En conclusion : Le style relève l'histoire mais à moins d'être un grand fan d'Amélie Nothomb, vous pouvez passer votre chemin.

Les Lions d'Al-Rassan de Guy Gavriel Kay

Histoire : Vingt ans auparavant, le jeune Ammar ibn Khairan avait assassiné le dernier Khalife de l'Al-Rassan. Aujourd'hui, de nouveaux troubles se préparent. L'actuel roi a fait assassiné des notables de la ville de Fézana et il a répandu la rumeur que c'est le poète Ammar qui en est responsable. A cette histoire de meurtres, Jehane, médecin, sera mêlée. Par son diagnostic, elle a sauvé la vie de l'un des notables l'obligeant à garder le lit. En s'enfuyant de la ville, elle et le marchand de soie rencontrent la compagnie de Rodrigo Belmonte. Cet homme est surnommé le Fléau de l'Al-Rassan. Plus tard, la destinée de Jehane, Ammar et Rodrigo se mêlera.

Critiques : Ce livre est très beau et éclatant de soleil et de lumière. Il brille comme un diamant précieux à mes yeux. Pourtant, mon plaisir, sur la fin, a été un peu gâché. Les évènements s'enchaînent un peu trop rapidement, et l'un des dialogues entre certaines personnalités du Nord de la péninsule, Rodrigo et Ammar me sont devenues complétement incompréhensible. C'est vraiment dommage. J'avoue qu'en lisant les dernières lignes du livre, j'étais sur le point de pleurer.
J'ai aussi relevé des problèmes dans l'écriture du livre, des phrases sans verbe qui n'ont aucune signification etc. Ma théorie est que certaines phrases ont été mal traduites, mais dans certains cas, je relevais des problèmes de ponctuations. En effet, certaines phrases étaient séparées par un point alors qu'elle était la suite ce qu'il y avait juste avant et une virgule ou un point virgule était plus adapté.
Les personnages sont très attachants avec de fortes personnalités les rendant très crédibles, trop crédibles. Malgré leur nombre important, on ne les confond jamais. L'auteur a su les distinguer les uns des autres.
Mon problème c'est que Jehane souffre du syndrome Rowan Mayfaire. Encore que Jehane reste plus romantique. Du coup ça a mieux passé. Un autre personnage souffre aussi de ce symptôme, mais elle a deux intérêts pour agir ainsi et c'est compréhensible de ce fait.

Pourtant malgré toutes ces qualités, je ne comprends pas, ce n'est pas un livre dont je vous dirai que la lecture est obligatoire. Je vous la conseille néanmoins car elle est divertissante.

En conclusion : Un livre qui me donne un bon souvenir et beaucoup de lumière et de saveurs.