dimanche 29 novembre 2009

Antéchrista d'Amélie Nothomb

Je m'excuse du désagrément que vous avez pu avoir récemment suite à un essai que je faisais sur ce blog. Une fausse manipulation de ma part.

Résumé : Blanche, 16 ans, est étudiante. Elle n'a jamais eu d'amis de sa vie. Très vite, elle remarque Christa, une jeune fille douée pour les relations sociales et amicales. Christa remarque à son tour Blanche. Elles commencent à se lier d'amitié, mais la jeune Blanche sent que quelque chose cloche dans les propos de Christa. Bientôt, elle demande à ses parents d'accueillir sa nouvelle amie un soir par semaine. Blanche déchantera.

Critiques : Nous sommes bien loin du style éclatant et claquant d'Hygiène de l'Assassin. Le style est plus sobre pour ce roman et d'une extrême concision. Pas besoin d'en dire plus, pas besoin d'en dire moins.

Par rapport à ces autres romans que j’ai pu dernièrement lire, je trouve qu’elle fait moins preuve d’humour. Non pas parce que ses effet s tombent à plat, mais parce qu’elle fait peu de remarques humoristiques. Après l’art contemporain, Amélie Nothomb fait de l’humour sur la musique et sur le rock allemand. ;-)

Quant à l’histoire, elle est excellente, bien ficelée. Les deux personnages sont très vivants et bien conçus, plus vrai que nature. Blanche est la parfaite image du doute. Je m’identifie assez facilement à elle à cause de son mode de raisonnement. Christa, quant à elle, ne peut pas être qu’un simple personnage issu de l’imagination d’Amélie Nothomb. Sa méthode d’action et de pensée, est très réelle.

En conclusion : Un excellent roman très court et facile à lire. Peut-être celui que vous devriez lire si vous n’avez jamais lu un roman d’Amélie Nothomb ! ;-)

Références :

Titre : Antéchrista
Auteur : Amélie Nothomb
Editeur : Le Livre de Poche
ISBN : 978-2253113393
Prix : 5,00 €

dimanche 22 novembre 2009

Blue Bloods de Melissa de la Cruz

Histoire : Un vent de terreur souffle dans la jeunesse hype et riche New-yorkaise. Aggie Carondolet, une élève du lycée privé Duchesne, est retrouvée morte. Le rapport de Police conclut à une mort par overdose. Schuyler Van Alen, une autre élève de ce lycée est « bouleversée » par cette mort. D’une part parce qu’elle était dans le même quartier le soir de sa mort, essayant de rentrer dans une boite de nuit, The Bank, avec son meilleur ami, Oliver Hazard-Perry et d’autre part, parce que le plus beau garçon de l’école lui écrit sur un bout de papier qu’Aggie a été tuée. Schuyler et Oliver vont essayer de résoudre cette affaire, mais la jeune fille ne sera pas au bout de ses peines en découvrant sa véritable nature.
Critiques : Pendant toute la première partie du livre, j’avais des envies irrépressibles de rire. Oui, une grande partie de ce livre est horriblement ridicule, une littérature proche du Harlequin… Pourtant, à un moment, je me suis prise au jeu. Peut-être, et j’en ai seulement consciente maintenant, lorsque le livre se recentre sur son thème principal.
En effet, une grande partie de ce livre est un vrai défilé de mode. L’auteur ne peut s’empêcher de dire ce que ses personnages portent sur le dos en indiquant les marques. Une bonne partie de ses marques nous sont d’ailleurs inconnues. Il est probable qu’il s’agisse de marques uniquement pour le marché nord américain.
Certaines scènes ne sont pas très cohérentes. Entre autre celle où Mimi essaye dans la partie VIP d’une boutique de luxe et qu’un mec complètement extérieur de la boutique vient la reluquer mi-nue… J’imagine mal la vendeuse lui permettre de rentrer…
Enfin, certains de ses personnages ont le feu aux fesses…
L’auteur a le mérite néanmoins de créer son propre univers de vampires en allant pas pomper sur ses petits camarades. Encore que ses vampires me font un peu penser à Janos Audron de Soul Reaver (un jeu d’Eidos dans l’univers de Nosgoth et Blood Omen). L’histoire, en elle-même, reste assez classique. Mais tenter de la rattacher à l’Histoire américaine était une idée assez judicieuse ! ;-)
Du fait des caractères modérés de Schuyler et Oliver, on finit s’attacher à eux. C’est surtout leur dispute qui je crois les rend sympathiques. Enfin, Schuyler sait se montrer raisonnable et réaliste. ;-) Elle rentre dans le schéma classique de cette littérature adolescente et pour filles : orpheline et élevée par sa grand-mère, Cordélia.
Les jumeaux Force, Madeleine (dit Mimi) et Benjamin (dit Jack) devraient avoir des caractères horripilants. Ils font surtout cliché. Enfin, Bliss, l’amie de Mimi fait aussi un peu cliché… Tout comme Dylan, son petit-ami…
La lecture en anglais de ce livre ne m’a pas réellement posé problème dès lors que j’ai trouvé mon rythme de lecture. Lorsque je le lisais sans prendre le temps de souligner les mots, je le lisais à une vitesse incroyable avec des périodes de blanc. Avec un critérium à la mais et en prenant le temps de repérer les mots que je ne connaissais pas, j’ai lu bien plus lentement, mais sans absence et en relisant le passage si vraiment c’était trop nébuleux pour moi.
Je me pose encore une question. Dans le livre est présent le premier chapitre de la suite. Or en un chapitre, l’auteur résume tout le premier bouquin !! Comment fait-elle ?
En conclusion : Un livre qui finalement me plaît et que je trouve agréable à lire en anglais. Il est court. Je vous le conseille si vous souhaitez vous aussi vous lancez dans la lecture VO ! ;-) Mais ce n’est pas le livre parfait et certains (gros) défauts pourront en agacer certain(e)s.
Références :
Titre : Blue Bloods
Auteur :
Melissa de la Cruz
Editeur :
Hyperion Paperbacks
Collection :
Hyperion Teens ( ?)
ISBN :
978-1423101260
Prix : 8 à 9 $ (6 à 7 €)
NB : Ce livre a été publié en français sous le titre Les Vampires de Manhattan chez Albin Michel Jeunesse.

mercredi 14 octobre 2009

Un Drôle de Père (Tome 1) de Yumi Unita

Histoire : Daikichi, jeune salary man de trente ans, apprend que son grand-père est décédé. Il rejoint sa famille pour les funérailles et découvre sur place une petite fille. Il s'agit de l'enfant de son grand-père. Personne n'était au courant qu'il avait refait sa vie et que de l'union avec sa maîtresse la petite Rin était née. Alors que les membres de la famille de Daikichi discutent de l'avenir de Rin, le jeune homme s'énerve et décide de prendre l'enfant en charge.

Critiques : Ce manga m'a été conseillée sur le stand de Delcourt Akata après que je leur achetais mes derniers tomes manquant d'Inugami, le Réveil du Dieu Chien (en fait les gens étaient très surpris que que je connaisse ce manga).

Drôle de Père est un manga sur le quotidien, la société, et la société japonaise. Donc pas d'aventures épiques (quoique d'emmener avec soi une enfant dans le métro aux heures de pointe, ça peut-être épique ;-))

Les quelques aventures et thèmes abordés dans ce volume sont traités d'une manière intelligente et claire. L'auteur s'attaque à des thèmes que je trouve difficile comme la naissance d'une relation filiale entre des personnes qui ne se connaissent pas (et qui sont issus de deux mondes diamétralement opposé), la signification d'élever un enfant, etc.

L'auteur a aussi le mérite de construire une histoire principale liée en la saupoudrant de quelques futures intrigues. Son manga n'est pas une suite de petits événements de la vie.

En conclusion : Un manga que j'ai beaucoup apprécié. Je ne peux que vous conseiller sa lecture.

Références :

Titre : Un Drôle de Père
Auteur : Yumi Unita
Editeur : Delcourt Akata
Collection : Johin
ISBN : 978-2756014197
Prix : 10, 50 €

mercredi 7 octobre 2009

Les Montagnes Hallucinées de H. P. Lovecraft

Précisions : Le livre édité par J'ai Lu contient deux nouvelles : Les Montagnes Hallucinées et Dans l'Abîme du Temps.

Histoire :

Les Montagnes Hallucinée :
Une université américaine organise dans les années trente une expédition scientifique au pôle sud. L'une des équipes scientifiques s'enfoncent plus dans le continent glacé et installe son camp en bas des montagnes. Lors de leurs fouilles archéologiques, ils découvrent des êtres morts entre l'animal et le végétal. Lorsque l'autre équipe les rejoint pour pouvoir observer leurs découvertes, les hommes et les chiens ont été massacrés.

Dans l'Abîme du Temps :
Nathaniel Wingate Peaslee est un honorable professeur d'économie. Alors qu'il donne un cours à ses étudiants, il fait un malaise et perd connaissance. Lorsqu'il se réveillera le lendemain, sa personnalité aura changé du tout au tout. Cinq années passent et après la venue d'un étranger, le professeur est retrouvé sans conscience à son domicile. A son réveil, il reprend son cour exactement là où il s'était arrêté. Après des rêves étranges, il contactera (et sera le sujet d'étude) de différents experts en psychologie. A la suite de la lecture d'un article médical qui concerne le Pr Wingate, un ingénieur australien lui fait parvenir des photographies de ruines très anciennes. Les ruines semblent rappeler à Nathaniel Wingate quelques vieux souvenirs.

Critiques : Ces nouvelles sont bien écrites, mais je trouve que je suis restée complétement imperméable.

Pour la première, Lovecraft utilise de nombreux termes archéologiques mais surtout géologiques (mais toujours les mêmes) et si j'avais eu un dictionnaire dès le début, je me serais sans doute plus facilement immergée dans l'histoire. Finalement, c'est vraiment la partie concernant l'exploration que j'ai appréciée. Il sait faire monter l'angoisse et le suspense. Mais j'aurais tendance à lui reprocher de faire monter la tension et que finalement, ça retombe comme un soufflet parce qu'on ne voit rien au final.

Pour la seconde nouvelle, l'histoire est parfaitement bien traitée dans un nombre de pages limitées, mais justement, il aurait pu se permettre de faire quelques pages supplémentaires sur l'exploration en Australie.

En conclusion : Deux nouvelles qui je trouve m'ont laissée de marbre mais qui pourtant sont intéressantes.

Références :

Titre : Les Montagnes Hallucinées
Auteur : H. P. Lovecraft
Editeur : J'ai Lu
Collection : J'ai Lu Science-Fiction
ISBN : 978-2290319055
Prix : 3, 51 €

vendredi 11 septembre 2009

Exercices de Style de Raymond Queneau

Histoire :
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffé d’un chapeau orné d’une tresse au lieu d’un ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s’asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus.


Concept : Raymond Queneau reprend quatre-vingt-dix-neuf fois cette histoire et la résume sous des points de vue différents. Il essaye aussi de la raconter avec des figures de styles différentes et parfois tout à fait loufoques. Il joue avec les mots et les lettres.

Critiques : Ce livre se lit vite mais pas aussi vite que je l’aurais pensé. On pourrait croire que lire cette même histoire quatre-vingt-dix-neuf fois est lassant, mais même pas. La force de Queneau est de la renouveler et de prouver que différents narrateurs ne la voient pas forcément de la même manière. Certains exercices sont même très bien écrits, avec beaucoup d’humour. Crises d’hilarité garanties !

Ce qui m’a lassé c’est plutôt les exercices avec des lettres manquantes, inversées ou avec des mots inversés. Parfois je réussissais à lire et comprendre, parfois, mes yeux survolaient le texte sans en saisir le sens. Définitivement, je ne suis pas très douée pour ce genre de chose.

En conclusion : Ce n’est peut-être pas un livre obligatoire, mais c’est une bonne expérience littéraire.

Références :

Titre : Exercices de Style
Auteur : Raymond Queneau
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
ISBN : 978-2-07-037363-5
Prix : 4, 30 €
Pages : 155 pages

mercredi 9 septembre 2009

Pavillon de Femmes de Pearl Buck

Histoire : Madame Wu fête avec ses amis et sa famille son quarantième anniversaire. Elle attend cette date avec impatience, car elle pourra se libérer des devoirs conjugaux qu’elle a envers son mari. Son anniversaire passé, elle recherche par l’intermédiaire d’une marieuse une concubine pour son mari. Elle organise par la même occasion le mariage de son troisième fils, Fengmo avec Linyi, une des filles de sa meilleure amie. Or pour plaire à la jeune fille, Fengmo doit apprendre une langue étrangère. Madame Wu contactera alors Frère André un prêtre étranger.

Critiques : L’histoire développée par Pearl Buck est prenante, bien construite et terriblement envoutante. Les personnages sont tous très intéressants et l’auteur américaine nous fait rentrer dans l’intimité d’une grande et vieille famille chinoise.

L’histoire est loin d’être naïve et simple. Mais l’auteur ne la complique pas à l’envie non plus. Elle a un certain talent au contraire pour qu’il y ait une suite logique en distillant les indices sur les prochaines intrigues. Car, oui, ce roman est riche. En y réfléchissant et dit d’un premier abord, on ne pourrait pas penser qu’un livre qui a pour sujet la vie quotidienne d’une telle famille soit aussi riche. On le penserait soporifique. Or elle est loin de l’être (croyez-moi !). Il est vrai peut-être que l’intérêt du lecteur vient de l’exotisme de l’histoire.

Mon personnage préféré est Madame Wu. Cette femme, froide et calculatrice, me renvoie un écho à mes questions et à mes inquiétudes. Elle a quelques sujets de préoccupation qui sont les miennes.

Le style est parfois un peu haché comme si le traducteur avait souhaité précisé le sens des mots. Mais le reste du temps, il est fluide et on comprend bien ce que l’auteur souhaite dire ou expliquer.

En conclusion : Un excellent livre qui a rejoint la liste de mes livres préférés.

Références :

Titre : Pavillon de Femmes
Auteur : Pearl Buck
Editeur : Le Livre de Poche
ISBN : 978-2253006183
Prix : 6,50 €
Pages : 503 Pages

mardi 8 septembre 2009

La Symphonie Pastorale d'André Gide

Histoire : Le narrateur est pasteur. Un soir d’hiver, une petite fille lui demande de venir au chevet d’une vieille dame. Lorsqu’il arrive, la femme rend son dernier soupir. Il découvre près du feu une jeune fille. Cette dernière ne parle pas et est aveugle. Il la prend sous son aile malgré les réticences de sa famille. Un ami médecin lui donne des conseils pour aider la jeune fille à parler.

Critiques : La forme du récit, un journal intime, m’a un peu déstabilisée. Le style est travaillé et agréable. Malheureusement, les questions existentielles et métaphysiques que posent Gide m’ont un peu rebutée. Ce qui fait qu’à chaque fois, je m’interroge sur ma compréhension de son écrit et me demande si je suis une idiote ou non.

En conclusion : A chaque fois que je lis du Gide, j’ai toujours l’impression de ne rien comprendre, surtout la fin.

Référence :

Titre : La symphonie pastorale
Auteur : André Gide
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
ISBN : 978-2-070-36018-5
Prix : 5,50 €

lundi 7 septembre 2009

Le Cycle de Lyonesse : Le Jardin de Suldrum de Jack Vance

Histoire : Le roi Casmir a pour premier né une fille, Suldrum. Déçu, il se détourne d’elle. L’épouse du roi fera de même. Suldrum sera élevée par sa nourrice. Devenue jeune fille, la jeune princesse est d’une grande beauté. Son père songe à la marier pour tisser de nouvelles alliances. Finalement, il choisit un comte comme époux pour Suldrum, mais celle-ci prise de panique, s’enfuit et se réfugie dans son jardin. Son père la punira et lui interdira de sortir du jardin. Un jour, elle découvrira échoué sur la plage le corps d’un jeune homme.

Critiques : Histoire plutôt convenue au rythme lent et aux personnages mous du gland. Je me suis vraiment accrochée à sa couverture pour le lire et le finir.

En conclusion : A éviter d’office ! Ce livre m’a même dégoutée de la lecture !

Références :

Titre : Le cylce de Lyonnesse Tome 1 : Le Jardin de Suldrum
Auteur : Jack Vance
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio SF
ISBN : 978-2-070-42920-2
Pages : 727 pages
Prix : 9,60 €

vendredi 4 septembre 2009

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë

Histoire : Mr Lockwood a décidé de prendre à bail une maison loin de tout. C’est Mr Heatcliff qui en est le propriétaire. Après s’être imposé une nuit dans la maison de ce dernier, Mr Lockwood fait un rêve étrange. Un fantôme lui demande de l’aide. De retour chez lui, il demande à sa femme de charge, Mrs Dean, de lui raconter l’histoire de Mr Heathcliff et des siens.

Critiques : Lors de ma lecture, j’ai craint le pire. Finalement, ce livre m’a bluffée. Les personnages, tous autant qu’ils sont, ont un caractère travaillé. L’auteur, Emily Brontë, a vraiment imaginé ses personnages comme de vrais êtres vivants. Je pense que le personnage de Heathcliff n’est même pas exagéré. Sa noirceur et sa haine le rendent très crédible. Et je suis sûre qu’il peut avoir, en tant que bad guy, son propre fan-club ! ;-) Mais j’ai du mal à comprendre exactement ses motivations.

Ce que je regrette, c’est que Mr Lockwood agit peu par lui-même. Le récit n’est qu’en fait que l’histoire que Mrs Dean lui raconte et le résumé qu’il en fait. C’est peut-être d’ailleurs la partie la moins crédible. Il semble dire qu’il répète mot pour mot ce que lui a dit Mrs Dean.

Je dois aussi avouer que j’ai eu beaucoup de mal avec la période. La narration des événements se situe entre 1801-1802. L’histoire en tant que telle se débute dans les années 1770-1780. Or, j’avais la ferme impression que l’histoire se déroulait en 1850. Emily Brontë a-t-elle transposé les mœurs de son époque dans son récit ? C’est possible.

En conclusion : Un excellent livre qui fait maintenant partie de mes lectures préférées.

Références :

Titres : Les Hauts de Hurle-Vent
Auteur : Emily Brontë
Éditeur : Le Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-00475-2
Pages : 413 pages
Prix : 5,50 €

mardi 1 septembre 2009

The Zombie Survival Guide de Max Brooks

Pour répondre à ton dernier mail, IL, je n’avais pas lu Survivre en Territoire Zombie. Cette erreur est maintenant réparée.

Concept : The Zombie Survival Guide est un essai concept et humoristique. En effet, l’auteur transpose les zombies à notre monde. Il explique comment ils sont créés, leur physiologie, comment se défendre contre eux etc.

Critiques : Max Brooks réussit un véritable tour de force. On a beau savoir que les zombies n’existent pas et sont une création de l’esprit humain, on se prend vraiment au jeu. De plus, les conseils distillés dans le livre et le ton sérieux fait qu’on se rend vite compte qu’il a bien réfléchi à son affaire. J’avais même tendance à dire que certains des conseils sont même à garder dans un coin de sa mémoire. Mais le livre est tout en anglais et j’ai eu par moment du mal à accrocher. J’avais des blancs surtout lorsque je lisais en présence de ma famille ou lorsque c’était le soir, ou alors, je ne comprenais pas ce qu’il disait. Or le vocabulaire qu’il utilise est régulièrement le même. Un dictionnaire anglais-français pas loin est nécessaire par moment. Pour ceux qui ne peuvent lire l’anglais, sachez que le livre a été récemment traduit en français sous le titre Survivre en Territoire Zombie.
J’espère qu’un jour, je pourrais voir, dans une production professionnelle ou amateur, les conseils appliqués. Ca donnerait un très bon film anti-zombie.

En conclusion : Un livre sympa mais je ne trouve pas vraiment nécessaire de lire sauf si on est dans sa période zombie.

Références :Titre : The Zombie Survival Guide : Complete Protection From The Living Dead
Auteur : Max Brooks
Editeur : Three Rivers Press
ISBN : 978-1-4000-4962-2
Pages : 255 Pages
Prix : 9 €

dimanche 2 août 2009

Le Trône de Fer tome 1 de George R.R. Martin

Une dernière critique avant le départ, en plus je viens à l'instant de finir le livre.

Histoire : Lord Stark est le seigneur du Nord. Lui et ses trois fils Robb, Jon et Bran, rentrent d'une exécution. Sur le chemin du retour, ils découvrent une louve-garou tuée, un andouiller dans la gorge. Celle-ci venait d'avoir donné naissance à six louveteaux. Après l'insistance de Jon, son fil illégitime, Lord Eddard Stark permet à ses six enfants d'adopter les loups. Peu de temps après, le roi Lord Robert Barathéon, annonce à Lord Stark sa venue. Lors de la visite royale, le roi propose à son vieil ami la fonction de Main du Roi. Eddard Stark accepte après quelques réticences.

Critiques : Vraiment, ce roman est d'une grande profondeur narrative ! L'auteur nous plonge dans l'univers du royaume des sept couronnes. Ses personnages sont attachants, jamais énervant sauf peut-être Sansa, (mais je pense que c'est pour qu'elle tombe mieux de haut dans les prochains tomes). Certains ont bien sûr un caractère qui peut irriter le lecteur, mais c'est un effet toujours voulu et maîtrisé de la part de l'auteur.

Le seul défaut véritable, c'est des longueurs quelque peu inutile. Mais si on se laisse conduire, elles sont bien vites oubliées.

Georges R.R. Martin a pris le parti de concentrer chaque chapitre sur un personnage particulier. Son nom est énoncé au début du chapitre. De plus, il ne se focalise que sur certains personnages.

Le plaisir de lecture est un peu gâché par l'éditeur français. Je n'ai relevé aucune faute d'orthographe mais à bien des reprises les mots sont attachées. Et le pire, c'est l'erreur sur l'âge d'Arya. C'est n'est qu'après avoir lu et relu la page des personnages que j'ai compris qu'Arya n'avait pas 19 ans mais 9 ans. Sur le coup, je me disais que son caractère était en décalage avec son âge et je ne comprenais pas non plus qu'elle n'ait pas un prétendant.

L'intrigue se révèle au fil des pages, mais très vite, on a le sentiment qu'elle énorme et protéiforme par rapport à ce que l'auteur nous laisse entrevoir.

En conclusion : Un très bon roman qui laisse promettre du très bon dans les tomes suivant. Je souhaite très vite lire la suite ! ;-) Je remercie Claire et IL de me l'avoir conseillé, je suis loin d'être déçue. ;-)

Pause estivale de 2009

Comme chaque année, le blog sera fermé pendant mes vacances. Reprise probable début Septembre !

Pour ce qui est de Velvet Room, mon hébergeur est dans les choux. Il se peut que mon blog ait perdu ses dernières entrées ainsi que les derniers commentaires. Si, à tout hasard, le problème de l'hébergeur se réglait avant la fin de la journée, mon blog aurait un nouveau layout.
Si vous voyez donc un nouveau nom, c'est celui du thème et non moi qui ai changé le titre. ;-)

mardi 28 juillet 2009

Warcraft Legends tome 3

Critiques : Soleil Manga nous a gratifie donc du troisième volume de cette petite série américaine au style manga.
Comme à l'accoutumée, nous retrouvons quatre courtes histoires, dont la suite des aventures de Trag, le tauren mort-vivant.
Tardant à l'avoir critiqué, je ne me souviens plus des titres des histoires.

Dans la première histoire, nous retrouvons donc Trag. Au contraire des deux précédentes aventures, je trouve celle-ci mal ficelée, avec des redites dignes de Detective Connan. Les bulles narratives comme les bulles de dialogues peuvent répéter trois fois la même information, information qui plus est peu pertinente.

La deuxième histoire est une classique histoire de vengeance. La chute est plutôt sympa, mais sans plus.

La troisième histoire se situe pendant les fêtes du Voile de l'Hiver à IronForge (Forge Fer, ça fait moins classe, non ?). Bien que l'histoire reste classique (encore !), je trouvais que c'était une bonne idée de mettre en scène des gobelins, grand-père hiver, une enfant gnome et d'utiliser cette période de l'année. On a même le droit à une petite apparition de Metzen.

La dernière histoire se situe dans le monde de la chasse. Je trouve dommageable que les chasseurs n'aient pas leur animal avec eux. Classique, encore une fois, mais cette histoire avait un bon scénario et surtout efficace.

En conclusion : Finalement, un tome qui m'a déçu surtout avec l'histoire de Trag qui jusqu'à présent était ma préférée.

lundi 1 juin 2009

A la Croisée des Mondes: Le Mirroir d'Ambre de Philip Pullman

Histoire : Tandis que Lyra est maintenue dans un état de sommeil permanent par Mme Coulter, Will, avec Balthamos et Baruch, tentent de la rejoindre.

Critiques : Je dois avouer que j'ai trouvé ce livre un peu moins bon que les deux précédents. Mon manque d'entrain pour la lecture en ce moment et mon état d'esprit sont la cause de ma baisse d'enthousiasme pour ce tome 3.
L'histoire est toujours bien construite et se déroule comme du papier à musique. Les nombreux protagonistes suivent leur chemin. Leur nombre ne vous fera vraiment pas peur car Philip Pullman se débrouille bien. Juste que sur la fin, on se demande où est passé Seraphina Pekala.
J'ai adoré particulièrement les passages avec Mary Malone et Mulefas.
J'ai été déçue pour de petites choses qui aurait rajouter un peu de substance à un univers ayant déjà beaucoup de profondeurs.
- J'aurais bien voulu connaître la naissance des daemons dans le monde de Lyra ;
- Comment leur nom est choisi.
Un petit paragraphe sur le Père Gomez et sa vie parmi les Tualapis aurait été aussi sympathique.

En conclusion : Un très bon livre que je n'ai pas su apprécier mais qui est la digne suite des Royaumes du Nord et de la Tour des Anges.

NB : Quelqu'un aurait des artworks ou fanart des Tualapis ?

dimanche 10 mai 2009

Le Crépuscule des Elfes de Jean-Louis Fetjaine

Histoire : Les trois plus grandes nations libres ont réuni leurs représentants à la demande du roi nain de la montagne rouge. Ce dernier apprend aux elfes et aux humains que Gael, un elfe gris, a volé une cotte de maille naine et tué le roi nain de la montagne noire. Le roi humain Pellehun propose alors qu’une compagnie composée de la reine des elfes, Lliane, de nains et de chevaliers humains vont enquêter sur le vol et le meurtre. Mais la compagnie est à peine partie, qu’un des deux chevaliers est assassiné. De plus, le roi Pellehun et son sénéchal ne semblent pas être blanc bleu dans cette affaire.

Critiques : C’est une histoire bien écrite mais on ne peut plus classique. Les nains et les elfes ne peuvent pas se sentir par exemple, les nains aiment les grosses haches. Ils cheminent même sous des montagnes. Bref, il s’agit des clichés de la fantasy (j’aime mon homme comme ma bière ! XD). A peine quelques chapitres lus, le temps que les éléments se mettent en place et on devine déjà qui tire les ficelles. Bref, on est loin de la grande saga du Seigneur des Anneaux.
Les personnages répondent aux mêmes clichés. Parfois, j’ai l’impression d’écouter Pen of Chaos et le château de Naheulbeuk ! XD J’imaginais le barbare comme Rahan ou Conan en blond.
Sur la fin du roman, l’histoire rejoint la légende arthurienne.

En conclusion : Ce n’est pas un roman difficile et long mais on peut se passer de sa lecture.

samedi 25 avril 2009

Appel du Pied de Risa Wataya

Histoire : Hatsu Hasegawa est lycéenne. Depuis sa rentrée deux mois plutôt, elle a des difficultés à s'intégrer. Son amie de collège, Kinuyo, la laisse tomber au profit de nouveaux amis.
Lors d'un cours de sciences naturelles, Hatsu fait équipe avec un autre rebut de sa classe, Ninagawa. Elle est surprise car se dernier fixe de yeux vides un magazine de mode féminine. Elle se rend compte qu'elle a déjà rencontré le mannequin qu'il regarde amoureusement et lui dit. Il l'invite alors chez lui pour qu'elle lui raconte cette entrevue.

Critiques : Ce petit roman (moins de 150 pages) n'avait pas besoin de plus ou de moins de pages. Tout ce que le lecteur a besoin de savoir est condensé.
Le style est simple et claire. L'histoire n'est pas transcendante. Je pensais, à la lecture du résumé du quatrième de couverture, que Hatsu était victime d'ijimé. En réalité, elle n'est victime d'aucun comportement violent. Elle est juste victime de son comportement (qu'elle choisit délibérément) qui cause l'indifférence de ses camarades. Je comprends son raisonnement et ce personnage me touche.
En revanche, nous tombons sur un autre comportement typique du Japon, l'otakisme. Ninagawa est un otaku. Bien sûr, le roman ne va pas au tréfonds du tréfonds de l'otakisme, mais en quelques phrases, en quelques mots, le lecteur non averti pourra comprendre le côté malsain de phénomène typiquement japonais.
Ce livre m'a épatée sur le point de vue de sensation. Hatsu mange des cornflakes, je ressorts mes lointains souvenirs croquants des pétales de petit-déjeuner. Elle sent la transpiration, je la sens aussi. Bref, c'est un roman qui met les sens en alerte. ^^

En conclusion : Une gentille petite histoire, mais un livre non indispensable. Une lecture passe-temps à réserver pour une chaude d'après-midi d'été.

vendredi 24 avril 2009

Le Grand Livre des Gnomes : Les Camioneurs de Terry Pratchett

Histoire : Masklinn est un gnome vivant avec sa tribu qui depuis un temps certain s'est réduite comme peau de chagrin. A la suite d'un attaque par un renard de leur terrier, Masklinn échafaude un plan qui emmènera lui et les siens loin de leur terrier. Une nuit ils s'introduisent à l'arrière d'un camion. Après un long voyage, ils arrivent au Grand Magasin Arnold Frères (fond. 1905) et découvrent une nouvelle et grande colonie de gnomes ne souffrant ni de la faim, ni du froid. Malheureusement, le Truc, un cube très cubique et très noir, confié de génération en génération au chef du clan de Masklinn se réveille et leur apprend la destruction prochaine du magasin.


Critiques : Je suis un peu déçue, ce livre ne m'a pas fait rire aux éclats. :( (Pourtant, j'en ai bien besoin !) Il n'est pas non plus dénoué d'humour, ça serait même injuste de dire cela. Je crois que le courant n'a pas passé avec moi ou qu'il n'est pas aussi drôle que je l'avais pensé. L'histoire, qui reste classique (un peuple qui doit fuir son pays), est pourtant originale à cause du peuple qu'elle concerne (imaginez les mini-pouces), du caractère des personnages, de la religion développé par les gnomes vivant au sein du magasin, et des réflexions abracadabrantes.
Mais c'est loin d'être un beau grand livre de fantasy épique ou le lecteur peut s'identifier aux personnages. Malgré tout, Masklinn est un personnage des plus attachants et l'on peut comprendre sa détresse et son besoin de réconfort ! Quelle mission pour les épaules d'un frêle gnome !


En conclusion : Une lecture agréable mais non obligatoire. Elle est idéale pour faire passer le temps.

lundi 20 avril 2009

Retour au Pays de Robin Hobb

Histoire : Dame Carillon Valjine Rochecarre est condamnée à l’exil avec sa famille. Leur gouverneur leur a donné pour ordre d’établir une colonie dans le Désert de Pluie. L’arrivée dans cette nouvelle contrée ne se passe pas comme prévue. Nobles et roturiers doivent s’entraider pour survivre. Ses nouveaux amis et elle découvrent une cité souterraine peuplée d’étranges souvenirs.

Critiques : Un petit livre qui cache un joyaux ! C’est merveilleusement bien écrit et sans doute bien traduit. Pas d’expression limite comme j’ai pu lire dans certaines œuvres. Il y a juste une ou deux fautes d’orthographes.
L’histoire a un mode original de narration pour la situation dans laquelle Dame Carillon est plongée mais pourtant cela ne semble pas si incohérent. Au contraire, on comprend aisément cette soif de consigner.
L’histoire doit avoir un déroulement convenu (je suppose), et pourtant, j’ai trouvé une grande originalité et fraicheur dans l’histoire qui m’était contée. Je le répète, le style joue beaucoup dans mon appréciation.
Dame Carillon a tout de la femme détestable, mais elle change, elle évolue, devient plus ouverte. C’est un personnage dont il est agréable de suivre les aventures.
Son époux est un être détestable du début à la fin et on ne peux que le détester.
Il est difficile de juger pour les autres personnages.
La fin va un peu vite en besogne, mais je suppose qu’on connaît la suite en lisant le cycle des Aventurier de la Mer.
Aussi courte qu’est cette histoire, Robin Hobb ne néglige aucun aspect ou presque de la vie de ses colons. L’histoire est bien maîtrisée sauf peut être la fin, mais cela ne se termine pas abruptement, il y a bien une conclusion.

En conclusion : Un excellent roman qui fait partie de mes coups de cœur de cette année 2009. Je vous conseille vivement sa lecture. (Et dire que j'ai failli le reposer sur les rayonnages de la bibliothèque !)

Faërie de Raymond E. Feist

Histoire : Les Hasting, famille californienne et citadine, déménagent dans un autre état, plus rural, dans une grande ferme récemment mise à la vente. Phil, le père de famille, a d’un premier mariage Gabrielle (Gabbie), âgée d‘une vingtaine d‘année. De son second mariage avec Gloria, il a des jumeaux, Sean et Patrick, âgés de huit ans.
Alors que les jumeaux visitent leur nouvel environnement, ils rencontrent Jack, un étudiant dans la dernière ligne droite de ses études les prévenant qu’un raton-laveur attaque les animaux de compagnie.
Quelques semaines après leur installation, Gabbie est sujette à une hallucination tandis que les jumeaux ressentent une force maléfiques surveillant leurs mouvements.

Critiques : Je le dis tout de suite, ce livre est une grosse déception. Je n’avais pas d’idées préconçues. Je m’attendais seulement à de la fantasy terrifiante (j‘imaginais des fées clochettes loup-garou XD). J’ai en fait découvert un petit navet.
Ce que je lui reproche, c’est avant tout une mauvaise construction et une mauvaise exploitation des éléments. De plus, il essaye de faire des mystères alors que les ficelles sont grosses comme des cordes.
Il décrit aussi une scène d’agression sexuelle comme s’il s’agissait d’une scène d’amour torride dans un bouquin Harlequin.
Je vais vous donner des preuves de ce que j’avance.
Dans ce livre il y a de nombreux personnages et il y a une large gamme de croyances dans les mythes irlandais. Nous avons des enfants, une jeune adulte qui quitte l’enfance (Gabbie), un jeune adulte qui a quitté l’enfance (Jack), des adultes qui connaissent et croient aux mythes (Mark, Barney et Gary), des adultes qui les connaissent et ne croient pas (Aggie) et des adultes qui ne s’y connaissent pas (Gloria et Phil). Et bien, il n’y aucune scène de confrontation entre certains de ces adultes et les mythes, et pour ceux qui les rencontrent, leurs expérience est minimes (sauf pour Mark).
Je me suis rendue compte aussi qu’à la fin du livre il y a des événements qui arrivent mais soient on ne connait pas la cause de l’évènement soit on ne connait pas sa conséquence. Mieux, un des événements sans cause provoque une scène (une partie de la scène) qui à la fin du livre devient inutile. Cela permet la rencontre de deux personnages.
J’ai relevé quelques problèmes mineurs dans la traduction et une grosse faute de grammaire : Après que suivi d’un indicatif passé au lieu d’un subjonctif passé.

En conclusion : Je suis retournée sur elbakin pour vérifier où j’avais pu lire la critique du livre (que j’avais oubliée entre temps). Le lecteur avait mis 8/10. Je me pose alors des questions quant à mon appréciation. Serais-je trop sévère ? Le charme du livre n’a-t-il pas agi sur moi ? Suis-je trop âgée pour l’apprécier ?
Bref, ce livre est un pavé et un navet. Fuyez-le !

dimanche 19 avril 2009

Dix Petits Nègres d'Agatha Christie

Histoire : Huit personnes sont invitées à se rendre à l'ile au nègre récemment acheté par un certain Owen. Arrivés sur l’ile, les invité découvrent un couple de domestiques, les Rogers, qui leur apprennent que leur patron a été retardé. Lorsqu’ils visitent leur chambre, certains invités lisent une chanson de nourrice nommée Dix Petits Nègres. A chaque couplet de la chanson, un petit nègre disparait. Le premier soir, après le dîner, les invités et les domestiques entendent une grosse voix qui les accuse tour à tour d’avoir commis des crimes. Une rapide enquête permettra de leur faire découvrir que la voix avait été enregistrée sur un disque vinyle et que les domestiques l’ont mis en route selon les instructions reçues de leur patron. Une discussion animée aura lieu. A la fin de la soirée, l’un des invités meurt.

Critiques : Si l’histoire est un peu longue à être lancée, dès qu’elle l’est, on ne peut plus lâcher le livre.
L’ambiance du livre est loin d’être chargée, lourde ou inquiétante. Elle n’est pas non plus bonne enfant. En fait, Agatha Christie a réussi le tour de force d’intéresser tellement le lecteur que lui aussi devient un détective à la recherche du ou des coupables. Ce livre aurait pu être un drame psychologique. Il a tout pour (une sorte de loft story criminel). Mais là aussi, autre tour de force d’Agatha Christie, elle s’y intéresse modérément sans que ce soit le thème principal de son roman. Elle reste dans les faits, l’action et la réflexion policière. J’imagine qu’un tel livre basé que sur la psychologie aurait été agaçant dans le sens où à un moment l’auteur ne fait que de se paraphraser.

En conclusion : Un livre court qui se lit facilement et rapidement et où le lecteur ne reste pas passif. J’ai été très contente de le lire et je vous le conseille vivement. ^^

jeudi 9 avril 2009

La Maison aux Esprits d'Isabel Allende

Histoire : La famille De Valle a de nombreux enfants. La petite dernière, Clara, possède des dons parapsychiques tandis que l'ainée des filles, Rosa, est d'une grande beauté. Cette dernière est fiancé à Esteban Trueba, qui pour pouvoir s'installer avec elle, travaille dans des mines d'or. Le chef de la famille De Valle s'est lancé en politique. Un jour, les grands électeurs de la région lui offre un cochon et une bonbonne d'eau-de-vie. Sa fille Rosa est malade et sur les conseils du médecin, il lui fait boire de cet alcool pour faire baisser sa fièvre. Or Rosa décède. Le médecin de famille découvre que la bonbonne était empoisonnée. Suite à cet évènement, le chef de famille De Valle se retire de la politique, tandis qu'Esteban décide de quitter la mine et de relancer le domaine agraire que possédait sa mère. Dix ans s'écoulent. La mère d'Esteban lui demande de prendre une femme. Il s'en retourne donc dans la famille De Valle qui lui propose en mariage leur fille Clara, dite Clara l'extralucide.

Ciritiques : Ce livre est loin d'être novateur, au contraire, on retrouve des caractères clichés. Clara est indolente, évaporée comme si le monde n'avait pas d'emprise sur elle. Son époux est d'un caractère irritable. Leur fille ne trouve rien de mieux que se s’accoquiner avec le fils de leur régisseur etc. De plus, pour ceux qui ont lu Paula, on ne peut remarquer que des similarités. La fertilité de la mère de Clara (comme celle de la mère d'Isabel Allende), un homme aux mœurs sexuelles étranges (le père d'Isabel Allende) etc...
Certains personnages ne sont jamais nommés comme le Poéte que je suppose être Pablo Neruda, célèbre poète Chilien qui fut aussi ambassadeur à Paris, ou le Président qui est le Président Allende.
Dans ce livre, on découvre aussi les lubies d'Isabel Allende, entre autre le putsch militaire de 1973 au Chili. Toute la fin de son livre concerne cette période.
Et puis je retrouve cet agaçant "Cependant que"...

En conclusion : Un livre intéressant si l'on veut découvrir certains aspects de la vie et l'histoire chilienne. Mais avec Paula on a la même chose en plus court et plus émouvant.

jeudi 2 avril 2009

Animal Farm de George Orwell

Histoire : Le vieux cochon Major réunit les autres animaux de la ferme et lui explique son rêve de rébellion contre leur propriétaire Mr Jones. Ce dernier les brutalise et ne leur donne pas à manger.
Peu après, Major meurt de sa belle mort. Quelques mois passent et suite aux mauvais traitements infligés par le fermier et ses garçons de ferme, les animaux se rebellent et prennent la ferme. Elle sera nommée Animal Farm et ce seront les cochons qui en prendront le contrôle et en particulier Napoleon et Snowball.

Critiques : Un livre très court et intéressant. Facile à lire en anglais en plus même si le vocabulaire me manquait parfois. Il est fascinant de voir les mécanismes de la dictature mis en route étape par étape. La chute n'est pas mal.
Mon seul regret est que tous les mécanismes ne soient pas expliqués (en autre ceux avec la culture).

En conclusion : Ce n'est pas une lecture indispensable mais le livre est agréable à lire.

mercredi 1 avril 2009

Le Fait du Prince d'Amélie Nothomb

Histoire : Au cours d'une soirée mondaine, Batiste rencontre un singulier personnage qui lui explique ce qu'il faut faire lorsqu'une connaissance décède chez soi. Le lendemain, un homme sonne à l'interphone de Batiste lui demandant d'utiliser son téléphone. Il lui explique que sa voiture est en panne et la cabine de téléphone la plus proche ne fonctionne plus. Lorsque l'interlocuteur de l'inconnu décroche, celui-ci meure d'un coup. Batiste décide après mûres réflexions, de voler l'identité de l'homme mort.

Critiques : J'ai mis deux heures (montre en main) ce matin à lire ce livre.
Il est court, rapide à lire et le style d'Amélie Nothomb est toujours aussi bon, concis et précis.
L'histoire laisse un peu à désirer. Elle n'est pas très trépidante et malheureusement, il manque les tenants et les aboutissant.
Bref, je comprends la critique dans les livres.

En conclusion : Le style relève l'histoire mais à moins d'être un grand fan d'Amélie Nothomb, vous pouvez passer votre chemin.

Les Lions d'Al-Rassan de Guy Gavriel Kay

Histoire : Vingt ans auparavant, le jeune Ammar ibn Khairan avait assassiné le dernier Khalife de l'Al-Rassan. Aujourd'hui, de nouveaux troubles se préparent. L'actuel roi a fait assassiné des notables de la ville de Fézana et il a répandu la rumeur que c'est le poète Ammar qui en est responsable. A cette histoire de meurtres, Jehane, médecin, sera mêlée. Par son diagnostic, elle a sauvé la vie de l'un des notables l'obligeant à garder le lit. En s'enfuyant de la ville, elle et le marchand de soie rencontrent la compagnie de Rodrigo Belmonte. Cet homme est surnommé le Fléau de l'Al-Rassan. Plus tard, la destinée de Jehane, Ammar et Rodrigo se mêlera.

Critiques : Ce livre est très beau et éclatant de soleil et de lumière. Il brille comme un diamant précieux à mes yeux. Pourtant, mon plaisir, sur la fin, a été un peu gâché. Les évènements s'enchaînent un peu trop rapidement, et l'un des dialogues entre certaines personnalités du Nord de la péninsule, Rodrigo et Ammar me sont devenues complétement incompréhensible. C'est vraiment dommage. J'avoue qu'en lisant les dernières lignes du livre, j'étais sur le point de pleurer.
J'ai aussi relevé des problèmes dans l'écriture du livre, des phrases sans verbe qui n'ont aucune signification etc. Ma théorie est que certaines phrases ont été mal traduites, mais dans certains cas, je relevais des problèmes de ponctuations. En effet, certaines phrases étaient séparées par un point alors qu'elle était la suite ce qu'il y avait juste avant et une virgule ou un point virgule était plus adapté.
Les personnages sont très attachants avec de fortes personnalités les rendant très crédibles, trop crédibles. Malgré leur nombre important, on ne les confond jamais. L'auteur a su les distinguer les uns des autres.
Mon problème c'est que Jehane souffre du syndrome Rowan Mayfaire. Encore que Jehane reste plus romantique. Du coup ça a mieux passé. Un autre personnage souffre aussi de ce symptôme, mais elle a deux intérêts pour agir ainsi et c'est compréhensible de ce fait.

Pourtant malgré toutes ces qualités, je ne comprends pas, ce n'est pas un livre dont je vous dirai que la lecture est obligatoire. Je vous la conseille néanmoins car elle est divertissante.

En conclusion : Un livre qui me donne un bon souvenir et beaucoup de lumière et de saveurs.

lundi 30 mars 2009

Le Lien Maléfique de Anne Rice

Histoire : Deidre Mayfair est un véritable légume. Trois vieilles dames de sa famille, dont sa grande-tante, Melle Carl, vieille sur elle. Un médecin vient à intervalles réguliers lui injecter des calmants à très fortes doses. Or, un jour, il voit un homme penché discutant de sa patiente. En quelques secondes, l'homme disparaît. Depuis le médecin est victime occurrences mystiques. Il démissionne et va vivre à New York. Un anglais élégant, Aaron Lighter, appartenant au Talamasca, se présente à lui et recueille son témoignage.
A San Francisco, Mickael Curry a été sauvé de la noyade par une inconnue. Depuis cet incident, il possède un étrange pouvoir. Il peut en touchant des objets avoir des images. Il n'a de cesse que de retrouver la femme qui l'a sauvé.

Critiques : Ce livre, j'avais commencé à le lire il y a longtemps avant de l'abandonner. Il m'avait pourtant laissé un bon souvenir.
Si une grande partie du livre est bon, il y a de nombreuses choses qui me gênent et me chagrinent.
D'abord, le personnage de Rowan. Au départ je le trouvais intéressant bien qu'un peu cliché, belle blonde au pouvoir de tuer et enlever à sa mère. Mais elle a des réactions étranges. Au bout d'un moment, elle n'arrête pas de trouver Mickael "pornographique". Est-ce un problème de traduction ? Ensuite, sa réaction avec Lasher. Elle ne semble pas prête à lui céder et puis d'un coup, oops, elle couche avec lui. D'accord, elle n'a pas bien moyen de lui résister (encore que si elle n'avait pas jouer à la conne...), mais le pire, c'est qu'elle en redemande ! Et puis j'oublie, elle vient d'enterrer sa mère, elle vient de tuer son arrière-grande-tante et hop, dans les bras de Mickael pour une double séance de galipettes...
Aaron est un personnage aimable et cela le rend charismatique. Quant à Mickael, ce personnage me déçoit sur la toute fin, mais je suis plus indulgente envers lui qu'avec Rowan. Il reste un personnage charismatique et j'avoue, que si je lis la suite, c'est pour connaître ses réactions futures.
Ensuite, le livre flirte avec plusieurs choses malsaines. Il y a de nombreux incestes, mais au final cela a mieux passé avec moi que le comportement de Rowan.

En conclusion : Un livre qui m'a donc moyennement plu. J'hésite pour la lecture du prochain tome.

Warcraft, le puit solaire (perfect ediction)

Histoire : Une jeune fille rencontre un jeune homme qui n'est autre qu'un Dragon bleu. Elle et ses parents l'aident avant qu'elle ne se décide à l'accompagner. Malheureusement, d'étranges personnages les poursuivent et recherchent une grande puissance qui semblent émaner du duo.

Critiques : Voici un résumé plus que sommaire, mais terriblement suffisant de ce manga. Les dessins sont plutôt jolis, mais le scénario est plutôt cucul et pas vraiment mâture. L'égnime reste basique, tristement basique. Bref, il y avait du potentiel mais il a mal été exploité.
Le seul point positif, c'est que c'est dans ce manga que nous faisons connaissance de l'ancien Trag et comprenons toute la tragédie de la métamorphose en zombie dans Warcraft Legends.

En conclusion : Que vous soyez ou non amateur de l'univers de Warcraft, passez votre chemin et gardez votre argent pour autre chose.


Références : ici

Warcraft Legends tome 1 et 2

Critiques : Warcraft Legends est une petite série développée autours de la licence Warcraft et plus particulièrement World of Warcraft.

Il possède un format manga/manhwa mais, sa structure fait plutôt penser à un comic américain. De plus sur presque chaque histoire, il y a un scénariste et un dessinateur différents bien qu'il s'agisse des mêmes personnes que l'on retrouve dans chaque tome

En effet, chaque tome possède quatre histoires différentes. Si dans les deux volumes que j'ai lu, nous nous intéressons à Trag, les trois autres histoires de chaque tome n'ont aucun rapport entre elle.

Les histoires sont donc d'une qualité différente que ce soit au niveau du scénario ou des dessins. Les histoires peuvent être aussi très mâtures comme celle de Trag ou au contraire dans un ton humoristique comme dans Comment se faire des amis ?.

Publiés sans doute avant la sortie de Wrath of the Lich King, il y a un petit côté promotionnel car parfois nous nous retrouvons dans le nouveau continent, au nord, Northrend. (Trag est un zombie créé par le Lich King).

En conclusion : Une lecture agréable et les possibles inégalités entre les histoires sont peu présentes.

A la croisée des mondes : La tour des anges de Phillip Pullman

Histoire : William Parry est un garçon de douze ans. Il confie sa mère à son ancien professeur de piano qui accepte de la garder auprès d'elle.
Après être retourné chez lui pour trouver un objet, deux hommes font irruption chez lui et tente de le capturer. Il s'enfuit et court. Alors qu'il se repose il voit un chat jouer avec quelque chose d'invisible avant de le voir disparaître. En y regardant de plus près, il se rend compte qu'une sorte de fenêtre est ouverte. Il passe dedans et se retrouve dans un autre monde. Quelques heurs plus tard il rencontre une fille qui n'est autre que Lyra, héroïne du premier tome.

Critiques : Il n'y a pas à dire Phillip Pullman maîtrise son œuvre. On sent qu'il calcule tout et qu'il ne laisse rien au hasard.
Le style est toujours très clair et agréable. C'est bien écrit.
J'ai tout de même quelques critiques négatives à formuler. Je trouve dommage la manière dont Will et Lyra se rencontrent. J'aurais penser à quelque chose d'un peu plus original, mais au final, ce n'est peut-être pas plus mal.
Enfin je trouve le ton de ce deuxième tome légèrement moins rafraichissant. L'ambiance est un peu plus lourde.

En conclusion :
Malgré ces deux défauts, qui restent mineurs, ce tome 2 est le digne héritier du premier. Il en est la suite logique. Une lecture obligatoire !

La Tapisserie de Fionavar : L'arbre de l'été (Tome 1) de Guy Gavriel Kay

Histoire : Cinq jeunes étudiants dans le vent (enfin quatre, le cinquième est légèrement asocial), participent à une conférence (le cinquième est enrôlé de force), pour écouter Lorenzo Marcus parler des contes, légendes et mythes du monde et leurs points communs. La conférence finie, les cinq étudiants souhaitent discuter avec le conférencier. Son assistant leur souffle une bonne idée. Ils n'ont qu'à le "kidnapper" puisque l'ami Lorenzo n'aime pas les soirées mondaines. L'une des filles se fait passer pour sa nièce et l'enlève au nez et à la barbe de ses fans. Dans sa chambre d'hôtel, alors qu'ils commencent à se présenter, Paul, le gars triste et suicidaire, se met en colère et lui demande qui il est vraiment. Lorenzo leur explique sans sourciller qu'il est un magicien et qu'il vient d'un autre monde, celui de Fiovanar, l'univers originel. Il explique que dans son royaume, le roi va bientôt fêter ses cinquante ans de règne et que l'un de ses plus importants conseillers à soumis comme idée d'aller chercher cinq gus représentant chacun dix années de son règne. Bien sûr notre brave magicien est de la partie et son assistant qui est en fait un nain à jeter son dévolu sur ce petit groupe puisque l'un d'eux permet le passage d'un monde à l'autre sans encombre. Loren (Lorenzo) leur laisse vingt-quatre heures pour réfléchir. Le lendemain, les cinq jeunes étudiants dans le vent sont prêts à partir.

Critiques : Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un si mauvais livre ! C'est d'abord surfait ! On ne croit pas du tout aux cinq étudiants...
Au départ ça m'a fait penser à la Cavalière de Cristal. Puis ensuite, j'ai eu un mélange d'idées venant d'un anime et d'une série américaine : Beverly Hills à la sauce fantasy.
Le style est peu clair et confus ! Ainsi, au début du roman, j'ai cru que Loren Mantel d'Argent était accompagné de deux autres compagnons.
Il y a des tas de légendes incompréhensible et rien ne facilite que l'attention du lecteur soit retenue.
J'ai aussi appris dans ce roman que les nains peuvent mesurer 1m 80 (mais là, je crois que c'est tellement confus que j'ai mal compris). O_o
Il y a beaucoup de choses qui sont lancées en l'air dans le but de faire ambiance mysthico-fantastique...
Bref, ce n'est pas les bonnes explications aux bons moments.
C'est quand le roman essaye de faire plus simple qu'il devient un peu meilleur et encore...
Et pis, quand on attend qu'un mec crève... y crève pô !

En conclusion : Ce roman est mauvais ! Fuyez-le comme la peste

mercredi 11 février 2009

Le Rôdeur devant le seuil de H. P. Lovecraft

Histoire : Ambrose Dewart, vivant en Angleterre, décide de se rendre sur sa propriété du Massachusetts. Son arrière-arrière-grand-père avait confié à ses descendants d'étranges recommandations à propose de la demeure et de ses terrains. Ambrose, intrigué par l’histoire de son ancêtre, décide de lire les livres dont les recommandations font références. En lisant le journal intime de Laban, son arrière-grand-père, il se rend compte qu'il y avait d'étranges manifestations de sur les terrains de la propriété. Il décide alors d'éluder ce mystère.

Critiques : D'une construction narrative proche de L'Affaire Charles Dexter Ward, l'histoire n'en est pas moins originale. Ici, Lovecraft met de côté la nécromancie pour se consacrer à la sorcellerie mais surtout à la démonologie. En effet, ce court roman introduit les différents démons et dieux de son panthéon, même s'il ne donne rien à voir.
Le roman est construit autour de trois longs chapitres. A chaque chapitre, nous changeons de narrateurs.
Le style est toujours clair et concis. Mais il y a beaucoup d'informations et la lecture comme l'attention du lecteur peut flotter.

En conclusion : Une lecture tout à fait obligatoire si, je pense, on veut poursuivre la découverte de Lovecraft. Une seconde lecteur me semble aussi tout indiquée.

lundi 9 février 2009

Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas

Histoire : D'Artagnan, fils d'un noble désargenté, monte à Paris pour faire carrière. Il rencontre trois mousquetaires du roi Louis XIII, Athos, Porthos et Aramis, avec lesquels il se lie d'amitié. Ils s'opposeront au Cardinal de Richelieu et à ses agents pour sauver l'honneur de la reine de France, Anne d'Autriche.

Critiques : C'est un roman un peu long, mais lorsqu'on rentre dedans, on prend plaisir à le lire et on le dévore. Il ne m'a fallut quelques jours pour le lire et les derniers jours j'ai fait des pas de géants.

Ce livre est écrit en excellent français. Vous n'aurez pas d'expressions limites. Au contraire, vous aurez le droit à des vieilles tournures issus du français. Le style est bon, mais peut-être parfois un peu compliqué. Le plus souvent la narration est dans un style soutenu mais les personnages peuvent parler dans un style familier, mais jamais très choquant. XD
Bien que le livre tend toujours à aller plus avant dans l'histoire, il comporte néanmoins quelques longueurs comme les chevaux anglais que l'on joue aux dés. Ces longueurs n'apportent souvent rien au récit... Même pas sur la psychologie des personnages.

Ne cherchez pas une réalité historique. Dumas a fait de nombreuses incohérences. Si vous n'êtes donc pas férus d'Histoire de France, cela passera comme une lettre à la poste. En revanche, si vous l'êtes, ne vous attardez pas sur ces points-là. Prenez ce livre pour ce qu'il est, un excellent divertissement !

Les personnages sont très vivants. On reconnait le caractère chevaleresque de D'Artagnan et ses frères d'arme, ou le caractère corrompu et vil de Milady.
Certains points m’énervent tout de même sur les personnages. Parfois leurs dialogues est plus grandiloquent que chevaleresque. De plus, le fait qu'ils se retrouvent régulièrement sans le sous m'exaspère (puisque c'est un moyen de faire traîner en longueur).

En conclusion : C'est un excellent roman et un très bon divertissement. A lire absolument ! Et puis vous découvrirez une toute autre histoire que celle racontée par les diverses adaptations.

Références :

Titre : Les Trois Mousquetaires
Auteur : Alexandre Dumas
Editeur : Le livre de poche
ISBN : 978-2253008880
Prix : 5, 23 €
Pages : 893 pages

mercredi 4 février 2009

A la Croisée des Mondes : Les Royaumes du Nord de Philip Pullman

Histoire : Lyra est une petite anglaise qui vit au Jordan College parmi les érudits.
Un jour, elle se rend dans le salon alors qu'elle n'a pas le droit pour regarder leur rituel. Or elle voit le Maître empoisonné le vin. Un peu plus tard, elle voit son oncle dans le salon. Elle lui révèle ce qu'elle a vu. Son oncle s'arrange pour briser la carafe. Quelque temps plus tard, une étrange affaire d'enlèvement d'enfants secoue l’Angleterre. Trois connaissances de Lyra, dont son ami Roger, font partie des victimes des kidnappeurs surnommés par la population. Au même moment, le Maître lui présente Mme Coutler, une jolie jeune femme qui deviendra sa tutrice. Plusieurs semaines se passent, et Lyra, après avoir relevé un comportement anormal, s'enfuira de chez Mme Coutler lors d'une soirée mondaine.

Critiques : Au tout début du livre, j'étais loin d'être persuadée de son intérêt. Mais finalement, au cours de la lecture, l'histoire se développe et devient très intéressante. On se rend compte que le début du livre est indispensable car grâce à des choses anodines, l'auteur développe le caractère et la psychologie de son personnage principal.
Les différents éléments de l'histoire sont bien dosés. Le suspense est bien calculé.
De plus les explications de son monde ne sont ni confuses ou incohérentes. Même toutes les réponses ne sont pas apportées dans ce tome, on sent qu'il faut attendre les prochains tomes pour connaître les réponses.
Enfin l'histoire est bien écrite dans un style correct.

En conclusion : Un très bon livre. C'est une lecture quasi-obligatoire ! ^^

mardi 3 février 2009

Neverwhere de Neil Gaiman

Histoire : Richard a trouvé un emploi à Londres. Un soir, alors qu'il sort dîner avec Jessica, sa fiancée, il découvre une jeune fille blessée. Il décide, après avoir discuté avec la jeune fille, de la ramener chez lui pour la soigner malgré les protestations de sa fiancée. Après le départ de la jeune fille, Richard se rend compte qu'il est devenu invisible aux autres personnes ou presque. Après avoir rencontré un homme qui le voit, il le suit dans les égouts de Londres.

Critiques : Ce qui me gène avec ce livre, c'est le résumé du quatrième de couverture et ce qui se passe réellement.
Tout ce qui es indiqué dans le résumé est presque faux. La jeune fille ne disparaît pas comme cela et le rôle des rats est assez limité. Bref, j'ai la désagréable impression de m'être fait roulée.
Alors maintenant, pour le livre en lui-même, je dirai que l'action met beaucoup de temps avant de décoller. Le but des personnages n'apparaissant réellement qu'à ce moment. De plus, je trouve la plus part des personnages, sauf peut-être le marquis de Carabas, fades. C'est une sorte de superposition de clichés. Quant à Chasseur, elle reste trop discrète (mais c'est aussi son caractère).
Le monde développé est original. Mais malheureusement, je ne le trouve pas assez développé. Il manque des éléments pour une compréhension totale et parfaite.

En conclusion : C'est un livre moyen dont on peut se passer.

samedi 31 janvier 2009

Je suis une légende de Richard Matheson

Histoire : Robert Néville vit quelque part aux Etats-Unis. Sorte de Robinson Crusoé, il doit survivre face une horde d'ennemis d'un genre particulier : des vampires.

Critiques : Ce livre nous donne une nouvelle vision des vampires plutôt originale et pas mal pensée. Le livre est écrit dans un style plutôt familier. Mais parfois, on a l'impression que la version française en fait un peu trop.
Les théories du personnage principal sur la psychologie des vampires sont intéressante.
Je regrette tout de même par moment des incohérences et des passages confus.
De plus, il aurait été intéressant que l'auteur nous explique la véritable origine des vampires.

En conclusion : Un bon livre agréable à lire.

jeudi 29 janvier 2009

Stardust, le mystère de l'étoile de Neil Gaiman

Auteur : Neil Gaiman est né en 1960 en Angleterre. D'abord scénariste de bandes dessinées, il devient écrivain de romans fantastiques. En 1991, il remporte le World Fantasy Award. Il a collaboré avec Terry Pratchet pour le roman De Bon Présages.

Histoire : Wall est une petite bourgade en Angleterre. Ce village est longé par une muraille qui sépare l'Angleterre du pays de Faerie, pays où règnent créatures merveilleuses et imaginaires. Le rempart a une brèche au village de Wall qui permet le passage entre les deux mondes. Or ce passage est habituellement gardé par les hommes du village sauf une fois tous les neufs ans pendant une foire qui a lieu juste de l'autre côté du mur pendant la première journée de Mai.
Alors que la foire va bientôt s'ouvrir, de nombreux étrangers se pressent à Wall pour venir vendre leurs biens. Dustant Thorn, berger accepte d'héberger l'un des étrangers. Ce dernier en plus de l'argent pour le loyer lui promet une merveille et un miracle. Pendant la foire, le jeune homme rencontre une jeune fille de Faerie. Plusieurs années après cette rencontre, Tristan, le fils de Dustan se rend en Faerie après avoir promis à la belle Victoria de lui ramener une étoile filante.

Critiques : Ce livre est extrêmement facile à lire et extrêmement prenant. Il est aussi rafraichissant.
L'univers n'est pas complétement exploré, mais pour l'intrigue qui nous intéresse, cela suffit amplement. Les personnages sont attachant. Les descriptions sont précises sans pour autant être trop étendues comme dans certains autres romans de fantasy.
Certains comportements des personnages et la fin sont néanmoins classiques et prévisibles.

En conclusion : Un roman rapide à lire et divertissant. Très agréable à lire entre de plus grosses lectures.

Références :

Titre : Stardust, le mystère de l'étoile
Auteur : Neil Gaiman
Editeur : Au Diable Vauvert
ISBN : 978-2846261395
Prix : 17, 58 €
Pages : 299 pages

samedi 24 janvier 2009

L'affaire Charles Dexter Ward de H.P. Lovecraft

L'auteur : Lovecraft est un écrivain américain né en 1890 et mort en 1937. Il est l'un des pères de la littérature fantastique et d'épouvante du XXe siècle. Il se maria mais divorça quelques années plus tard. Il écrivit de nombreuses nouvelles dont la plus part furent publiées à titre posthume par ses amis.

Histoire : Le jeune Charles Ward, âgé de vingt-six ans, a été interné par son père et le médecin et ami de la famille, le Dr Willet. Les médecins de l'hospice et le médecin de famille ne sont pas d'accord quand à la date du début de la maladie du jeune homme. Celui-ci, alors âgé de dix-huit ans, avait découvert qu'un certain Joseph Curwen, originaire de Salem-Village, était son ascendant. En multipliant ses recherches, il découvrit rapidement qu'à Providence, la ville où il s'était installé, il était soupçonné de sorcellerie et d'autres abominations. Le jeune homme se met alors à étudier les recherches de cet étrange ascendant oublié.

Critiques : Les thèmes favoris de Lovecraft tels la sorcellerie, la nécromancie et la résurrection sont abordés dans cette courte nouvelle. Découpée en cinq chapitres assez longs, les quatre premiers sont traités comme une sorte de rapport de police. Le cinquième s'intéresse à narrer les derniers évènements. Le héros de l'histoire n'est pas Charles comme le ferait penser le titre mais bien le Dr Willet.
Le style est net et précis. Malgré tout, il peut se relever beaucoup plus compliqué lorsque sont cités des manuscrits et des lettres. En effet, le traducteur a tenté au possible de donner et de respecter le sois-disant caractères très anciens de ces passages.
Autre point important, malgré les thèmes abordés, on ne tombe jamais dans le glauque ou le gore. L'auteur préfère suggérer l'abomination plutôt que de la montrer.
Enfin, j'ai apprécié retrouver dans ce livre l'ambiance de certains jeux vidéos. Je pense en particulier à la saga des Silent Hill ainsi qu'à Eternal Darkness : Sanity's Requiem (qui au passage est un excellent jeu).

En conclusion : Pour moi, ce livre a été une très bonne introduction à Lovecraft. C'est l'un des auteurs fétiches de mon frère et je pense que lui emprunterai ses œuvres complètes. Le plus les thèmes abordés le sont d'une manière pudique qui permet a tout le monde de découvrir cet auteur. C'est mon coup de cœur du début d'année.

Références :

Titre : L'affaire Charles Dexter Ward
Auteur : Howard P. Lovecraft
Editeur : J'ai lu
ISBN : 978-2290317136
Pages : 126 pages
Prix : 3€ 70

jeudi 22 janvier 2009

La vallée des Chevaux de Jean-Marie Auel

Histoire : Ayla a été maudite par son clan. Elle fuit et erre à la recherches des Autres. Au printemps se rappelant des paroles de Creb à propos du foyer des totems, elle décide de s'établir dans une petite vallée. Elle apprendra à vivre seule et à améliorer sa survie.

Critiques : Pour renouveler le genre, Mme Auel a eu la très bonne idée de s'intéresser à Ayla mais aussi à un homme appartenant des Autres. Au moment de la rencontre, l'histoire se met à piétiner. Néanmoins, la réflexion sur la différence des autres est intéressante. C'est aussi une belle leçon de Pardon.

En conclusion : Un livre intéressant mais légèrement moins que le premier tome.

samedi 17 janvier 2009

Futurama

Histoire : Le soir du 31 décembre 1999, Fry, modeste livreur de pizza à New York, s'est fait plaqué par sa copine. Il est envoyé en livraison à une adresse bidon. Désespéré, il décide de manger ses pizzas. Alors qu'il se balance sur sa chaise, il perd l'équilibre et rentre dans une sorte de capsule qui le cryogène. Mille ans s'écoule. Durant cette période, la Terre connaît des périodes de guerres, catastrophes écologiques, guerres inter-galactiques.
Finalement, Fry se réveille de son long sommeil et fait connaissance de l'étrange Leela, la cyclope. Elle lui apprend qu'il sera de nouveau livreur. Se rebellant devant ce destin tout tracé, il s'enfuit et tente de contacter son petit petit neveu, le professeur Franworth. Malheureusement, il se retrouve coincé dans une cabine à suicide avec le robot Bender.
Ils réussiront à s'enfuir. Il trouvera le professeur qui lui proposera de devenir son livreur inter-galactique. Leela s'étant rangée du côté de Fry acceptera aussi ce nouveau métier.

Critiques : Série créée par Matt Groening, elle s'intéresse à un monde futuriste pour mieux critiqué le notre. Comme les Simpsons, cette série s'intéresse à de nombreux sujets. Ils concernent principalement l'amitié. Mais pas seulement, on s'intéresse à la différence, à la tolérance, à ce qui est esthétiquement acceptable pour un être vivant (Leela), à ses origines (Leela), aux relations amoureuses (Amy Wong), aux moeurs (Professeur Franworth) etc.
Cette série humoristique est donc cynique par moment et comment constituer une "famille".
Les personnages sont tous attachants, même Bender qui pourtant ne pense qu'à boire, fumer et voler.
Chacun a son caractère, chacun à son histoire.
Ce ne sont pas des super-héros. Ils sont parfois bêtes, méchants, froussard, peureux, idiots, doux, naïfs.
Leurs réflexions peut être la plus absurdes possibles ou au contraire la plus fine ou subtile.
Cette série est composée de cinq saisons. Une sixième a été créée récemment mais finalement elle a été découpée en quatre petits films.
Enfin, de nombreuses personnalités de notre siècle et du siècle passé sont présents comme Nixon, Lucy Liu, Margareth Tatcher etc. Ils s'agit de têtes pensantes et ayant leur libre-arbitre conservé dans un liquide.

En conclusion : Une excellent série qui est maintenant rediffusée sur NRJ 12. Certains épisodes sont cultes.

Plus de renseignements ici.

dimanche 11 janvier 2009

Montagne de Jade de Marriage Frères

Ce thé nous a été offert. C'est grâce à lui que nous avons découvert cette marque de thé.

Critiques : Montagne de Jade est un thé vert. Sur sa boite, il est qualifié de fruité et fleuri.
En effet, ce thé contient en plus des feuilles séchées des fleurs de toutes sortes lui donnant un autre arôme que le simple thé vert. Mais attention Montagne de Jade est avant tout un thé vert avec ses avantages et ses inconvénients. Ainsi, si vous le laissez infuser trop longtemps, c'est l'amertume qui dominera. Dans le cas contraire, une infusion courte (deux minutes) permettra un mélange agréable entre l'amertume et le côté fleuri.
Ce thé se boit sans lait. Il est plutôt à réserver à l'après-midi.

En conclusion : Un thé agréable mais qu'il faut savoir maîtriser pour pouvoir apprécier tous ses arômes.

Ce thé est disponible en vrac ou en boite de 100 grammes.

samedi 3 janvier 2009

Ayla, l'enfant de la Terre de Jean-Marie Auel

Histoire : Ayla est une petite fille homo sapiens. A cause d'un tremblement de Terre, elle perd ses parents. Elle se met à errer. Elle se fait attaquer pendant son voyage solitaire par un lion des caverne, mais se réfugiant dans une grotte étroite, elle s'en réchappe. Finalement, un clan d'hommes de Neandertal la récupéra, et c'est la guérisseuse et le sorcier qui prendront soin d'elle.

Critiques : L'histoire m'a intéressée plus que je ne le pensais. Mais dans ma lecture, bien des fois, j'ai été découragée par la longueur du récit. Et il ne s'agit que du premier tome d'une longue série.
Ayla serait pour moi un personnage à qui je mettrais normalement des claques, pourtant son insolence a quelque chose de justifier.
Ce qui m'a gênée le plus, c'est les "dialogues" alors que l'auteur explique que ces hommes n'ont qu'un langage gestuel et non parlé.
L'autre chose qui m'a gênée, c'est que certaines connaissances scientifiques datent un peu.

En conclusion : En faisant abstraction de ces défauts, le livre est intéressant et je suis contente d'avoir fait l'effort de le finir.

Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme de Stephan Zweig

Histoire : Dans une pension huppée d'un hôtel de Nice, les résidents voient arriver un charmant et élégant jeune homme français. Ce dernier, d'une agréable compagnie, séduira tous les habitants de la pension comme de l'hôtel. Après un départ précipité, la femme d'un riche industriel lyonnais a disparu pour suivre l'énigmatique jeune homme. Les pensionnaires discutent de cela et se disputent. La plus âgée des pensionnaires, une anglaise, décide de se confier à un de ses compagnons ayant défendu la conduite de la femme "écervelée".

Critiques :
Voici encore un excellent livre de Stephan Zweig. Le style est élégant tout en restant simple. C'est un vrai plaisir de le lire. Ce livre est aussi très court. Le thème abordé est légèrement moins déprimant qu'à son habitude, ou tout du moins les personnages ont un caractère différent.

En conclusion : Un livre parfait pour découvrir cet auteur autrichien.