dimanche 21 septembre 2014

Les Femmes de l'Autremonde - Tome 1 - Morsure de Kelley Armstrong

L’œuvre et moi : Un dimanche après-midi, alors que je m'ennuyais, j'ai décidé d'aller dans l'un des seuls magasins ouverts en ville : la librairie. J'ai folâtré un moment, allant d'une table à une autre, d'un présentoir à un autre et la pile des Femmes de l'Autremonde  a retenu mon attention. Il faut dire que l'esthétique de la couverture est très proche de la saga Twilight. Bref, le titre réveille en moi des envies de littérature un peu sanglante. Avec un titre aussi prometteur, je m'attendais à de la Bit-Lit.

Résumé : Elena est une jeune femme vivant à Toronto avec Philip, son petit ami. La jeune femme a un secret qu'elle ne peut lui révéler. C'est une loup-garou. Un soir, un membre de la meute d'Elena la contacte et lui demande de le rappeler de toute urgence. Si la jeune femme reste plutôt perplexe quant à cet appel, Philip la presse de  téléphoner. Devant tant d'insistance, la jeune femme cède et décide de rendre visite à sa meute. Elle découvre que ses frères ont besoin de son aide car d'autres loups-garou sèment la zizanie sur leur territoire.

L'intrigue : L'intrigue se décompose en deux parties : les raisons de l'attaque des ennemis de la meute et le choix d'Elena. Cela reste une intrigue simple mai terriblement efficace. Je trouve pour un tel livre qu'il n'y a pas trop de longueurs quoique le début m'a beaucoup ennuyée. Les précautions d'Elena dans cette grande ville et sa rencontre avec Philip ne sont pas des moments très palpitants. Dès que l'histoire a été lancée, j'avais du mal à décrocher. Mais à un moment, comment dire, mon attention est retombée comme un soufflet qui est sorti du four depuis trop longtemps. Je crois que j'attendais vraiment un petit truc supplémentaire qui n'est jamais venu (comme l'arrivée d'un nouveau personnage  qui bouscule la donne). Néanmoins, je voulais vraiment connaître la fin.

Le style : Au début, j'ai trouvé la traduction d'une très grande qualité et très soignée. Sauf que j'ai remarqué que certaines phrases n'avaient aucun sens. Je crois même avoir vu un très vilain "Cependant que", des verbes conjugués à l'infinitif alors que je mettais naturellement un subjonctif et toutes ces petites choses qui piquent les yeux lorsque l'on fait un minimum attention. Le style en lui-même n'est pas mauvais, mais ces erreurs gâchent en quelque sorte le plaisir de la lecture. Étant donné que j'ai craqué pour une version numérique du livre, la saga étant assez longue, (treize tomes à ce jour), je me demande si certaines fautes se retrouvent dans la version papier. Il y a aussi quelques scènes de fesse mais plus on avance dans le roman, plus elles sont courtes. L'auteur n'est pas très douée pour l'écriture de scènes érotiques.

Les personnages : Le personnage de cette histoire est bien entendu Elena, personnage qui cumule un certains nombres de clichés. Cela ne la rend pas déplaisante, mais à force c'est lassant. Orpheline à 5 ans, elle naviguera de famille d'accueil en famille d'accueil. Devenue étudiante, elle rencontrera Clayton. Ce background rend-t-il le personnage plus sympathique ? Je n'éprouve pas un attrait chaleureux pour elle. L'auteur essaye sur la fin du roman de justifier certains traits de caractères de la jeune femme par ce qu'elle a vécu enfant et adolescente, mais je trouve cela un peu trop tiré par les cheveux. Elena aurait peut être quelqu'un venu d'une famille heureuse et aimante, cela n'aurait rien changé du tout. Quant à Clayton, l'autre personnage principal du roman, répond en tout point au description psychologique des grands ténébreux. Comme Elena, il a un passé terrible. L'auteur l'exploite mieux et justifie donc assez bien les traits de caractères de son personnage. Les personnages secondaires de la meute restent assez attachants. Pour le groupe ennemis, nous ne pouvons ressentir pour deux d'entre eux qu'une véritable aversion. Enfin, j'ai un intérêt tout particulier pour Karl que je trouve plutôt inspirant comme personnage.

Conclusion : Le tome 1 des Femmes de l'Autremonde est une lecture divertissante et une bonne entrée en la matière de la saga. Le roman souffre de quelques défauts tant au niveau de l'écriture que des personnages principaux. Je l'ai lu sans rien en attendre de particulier (sauf un personnage qui vient bousculer la donne). Je pense qu'il a rempli avec moi son pari d'évasion.

Références : 
Titre : Les Femmes de l'Autremonde - Tome 1 - Morsure
Auteur : Kelley Armstrong
Editeur : Milady
Pages : 544 pages
ISBN : 978-2811202576
Prix : 8 €

samedi 20 septembre 2014

Perles de Coco


Quand, je vais au restaurant à sushis, je n'en prends jamais sauf des makis végétariens ou au fromage frais.
Le poisson cru, très peu pour moi ! En revanche, j'aime bien leur set de petites brochettes. Et puis, je suis une vraie gourmande et je prends bien sûr un petit dessert pour finir sur une note sucrée.

Et l'un de mes desserts préférées, c'est les perles de coco. J'adore cela ! 

Un peu par hasard, je suis tombée sur une recette de l'émission Youtube, recette roulette, traitant du sujet. J'ai trouvé que c'était super simple. Sauf que la présentatrice n'expliquait pas pourquoi au centre de la boule il y a du jaune. Qu'est-ce donc ? Du jaune d’œuf mélangé à du sucre ? Je me suis donc lancée dans une recherche sur internet et j'ai trouvé une recette m'expliquant ce qu'était ce jaune. Et j'ai découvert qu'il s'agit d'un mélange de pâte de haricots mungos jaunes, de sucre et de noix de coco.


Une fois les ingrédients en ma possession, j'ai décidé de réaliser mes propres perles de coco. Je me suis inspirée de trois recettes que j'ai trouvé sur internet. Il y a d'abord celle de Marmiton, bien qu'incomplète, c'est une bonne base et d'un mixage de deux autres recettes : celle publiée sur le blog Les bonheurs d'Anne et Alex et celle de Jujube.

C'est une recette plutôt simple mais longue et qui nécessite pas mal d’ustensiles. Lorsque j'ai fini la recette, j'avais de la vaisselle sale partout.  J'ai congelé le reste de ma farce car j'en avais bien trop en comparaisons de la pâte. Je pense que j'aurais même du l’assécher comme une pâte à choux comme le le conseille Jujube car elle était vraiment bien trop émolliente. Après, il faut prendre un coup de main pour réaliser les perles. Comme j'avais un peu peur du résultat, je les ai juste un peu roulées dans un fond de coco râpée d'où le fait que les boules sont nues à certains endroits.

Je reste néanmoins très fière du résultats. Je crois que plus je les passais au micro-onde pour les réchauffer et les manger, meilleurs elles étaient !



jeudi 18 septembre 2014

Haul d'Août 2014

Début du mois d'août, j'ai craqué pour ce diffuseur d'huile essentielle par nébulisation. Comme je voulais une huile pour le calme et la détente, la vendeuse m'a conseillée de prendre une synergie pour le sommeil. A gauche, le flacon avec une étiquette verte, c'est le nettoyant à verrerie. 

Je suis plutôt satisfaite de ces achats. Mon diffuseur est le plus basique que l'on puisse trouver dans ce modèle chez Nature et Découvertes car il n'y a aucun moyen de le programmer. On peut juste choisir l'intensité de la diffusion. 

Pour faire simple, il existe deux types de diffuseurs à froid d'huile essentielle : soit par brumisation, soit par nébulisation.

Le premier type relâche dans l'air une brume froide d'eau et d'huile essentielle mélangée grâce à des ultra-sons. Le second type, celui que j'ai acheté, est muni de deux petites canules en verre. Dans la première, l'huile est essentielle est aspirée et remonte jusqu'à son extrémité où elle rencontre l'air que souffle la seconde. Une petite fumerole s'élève le la verrerie. 

Lorsque je l'ai acheté, la vendeuse m'a conseillé de ne pas le laisser allumer plus de dix minutes par tranche de quatre heures.

Il est vrai qu'au moment de la diffusion la senteur est bien présente mais elle s'efface rapidement après l'arrêt de l'appareil.

Vous pourrez trouver des appareils similaires dans les grandes marques d'huiles essentielles.


dimanche 14 septembre 2014

La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette

L’œuvre et moi : Je voulais lire ce roman depuis longtemps. Il y a quelques années, à l'occasion d'une valise de l'été de la grande librairie sur France 5, une auteur vantait les mérites de cette œuvre et précisait qu'elle la relisait très régulièrement. Elle expliquait que selon  son évolution dans sa vie, elle était plus sensible à certains aspects et que plusieurs lectures étaient possibles. Elle parlait avec tant de passion que cela me décida à lire à mon tour ce livre. Une année entière s'écoula et nous nous retrouvons fin mai pour la finale de la Grande Librairie. Il me semble que la même auteur est de nouveau là, son exemplaire de la Princesse de Clèves à la main. Elle en fait une brève présentation et passe à l'autre livre qui a retenu son attention. L'idée fait son chemin et à l'automne  2012, je me décide à le lire, sauf que mes plans sont bousculés et je ne trouve pas le temps de me l'acheter. Je garde néanmoins ma petite idée dans un coin de ma tête mais j'y pense à chaque fois au mauvais moment. Un an et demi s'écoule. Après avoir vu deux de mes connaissances jeter un coup d’œil un tourniquet à occasion d'une de mes librairies préférées, j'y suis moi-même attirée. La pêche est bonne. Il me saute au yeux alors que j'y pensais le moins.

Résumé : Sous le règne d'Henri II, Mme de Chartres décide de revenir à Paris et à la Cour afin d'y présenter sa fille, Mlle de Chartres, qui est en âge de se marier. C'est une belle et intelligente jeune fille. Sa mère espère un très bon mariage. Mlle de Chartres fait son entrée dans le monde et de nombreux prétendants commencent à se presser autours d'elle. Un seul retiendra l'attention de sa mère. Alors qu'elle est en pourparler avec la famille du futur époux, Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, intervient pour faire échouer le projet de mariage. Ne pouvant prétendre à un meilleur mariage, Mme de Chartres consent à donner la main de sa fille à M. de Clèves. Mlle de Chartres, devenue Mme de Clèves, n'a aucune inclinaison pour son époux. Lors d'un bal donné par le roi, elle fera la rencontre de M. de Nemours.

L'intrigue : Cette dernière est classique et concise. Une jeune fille est mariée à un homme pour lequel elle n'a aucun sentiment amoureux alors que ce dernier l'adore. Elle rencontre lors d'un bal un homme dont elle tombe amoureuse et qui semble partager ses sentiments.
C'est l'intrigue principale que nous offre Mme de Lafayette. Mais elle nous offre bien plus que cela. L'intrigue s'inscrit dans l'Histoire de France. Je dois vous avouer que cet aspect de l’œuvre m'a beaucoup chagrinée. Mes connaissances en Histoire de France remonte à très longtemps, le programme enseigné de cette époque n'était pas forcément très pertinent. Tout cela fait qu'il s'agit d'un très lointain souvenir. A l'issue de cette lecture, je n'avais qu'une envie : trouver un manuel ou livre d'Histoire.

Le style : Le livre a un style très lourd pour les lecteurs de notre époque. Cela faisait quelques semaines que je n'avais rien lu et le temps de me dérouiller a pris quelques jours. Il m'est arrivé de lire plusieurs fois le même passage ou la même phrase pour ne pas faire de contresens à cause de certaines formulations. Une fois le pied mis à l'étrier, je n'ai fait qu'une bouchée des deux dernières parties. Je vous conseillerai néanmoins un environnement calme afin de ne pas vous déconcentrer de votre lecture. Je n'ai d'ailleurs pas pu profiter pleinement du dénouement de cet ouvrage car pendant ma lecture, on m'a dérangé et fait du bruit à côté de moi. Mais je pense y revenir un de ces soirs.
Le roman en lui-même est assez court, moins de deux cents pages. Mon édition est destinée à son étude par des collégiens ou des lycéens. 
L’œuvre est en quatre parties, la première étant la plus difficile à lire, car dedans, l'auteur fixe le contexte et cela est nécessaire pour la bonne compréhension des évènements futurs.

Les personnages : Si j'ai un peu de mal à analyser les deux protagonistes masculins, ce n'est pas le cas avec Mme de Clèves.
Le personnage de Mme de Clèves est un personnage travaillé et loin d'être caricatural. C'est une femme de son époque et son comportement est régi par les règles et les valeurs que sa famille et la société lui ont inculquées. Il faut bien garder cela dans un coin de sa tête. C'est pourquoi, pour certaines choses, elle s'empêche d'agir.
M. de Nemours est quant à lui un homme volontaire et entreprenant. Mais il devient vite obsesionnel.
Il me semble qu'à aucun moment, Mme de Lafayette ne prend la peine de faire le portrait physique de ses personnages. On sait juste à un moment que son héroïne est blonde. Elle est sans doute jolie. Ce qui intéresse l'auteur ce n'est pas leur physique, mais bien leurs caractères, sentiments et pensées. C'est des portraits psychologiques qu'elle nous peint.

Avis et conclusion générale : Il est difficile de donner un avis réellement négatif sur une telle œuvre. Elle a été écrite à une autre époque. De part sa thématique et son intrigue, c'est un roman qui a encore une portée de nos jours. Je pense que c'est le type d'ouvrage qu'il faut conserver pour s'y replonger de temps à autre. Mme de Layette condense dans un roman si court tant de chose qu'il est normal de redécouvrir à chaque nouvelle lecture des passages qui nous ne parlaient pas antérieurement.
Je ne suis pas déçue de ma lecture, je suis même très contente de l'avoir lu.

Références :
Titre : La Princesse de Clèves
Auteur : Mme de Lafayette
Éditeur : Flammarion
Prix : 3,40 €
ISBN :978-0812-2917-4